Les participants aux deux journées de réflexion sur l’avenir du diamant en République démocratique du Congo ont terminé ce mardi 8 mai 2007 les travaux de leur cogitation après avoir arrêté plusieurs recommandations en vue de relever le niveau de l’exploitation artisanale et industrielle du diamant, d’assurer aux creuseurs et autres négociants un avenir rassurant et de garantir au Trésor public une source de financements conséquents pour le budget de l’Etat.

La Deuxième Journée de réflexion sur le diamant a vécu avec, ce mardi 8 mai 2007, la cérémonie de clôture des travaux de ce séminaire qui a réuni au Faden House, en face du Grand Hôtel Kinshasa une cinquantaine de participants représentant la Présidence de la République, la Primature, l’Assemblée nationale, le ministère des Mines, la Société civile ainsi que des opérateurs du secteur miniers.
Cette ultime journée du séminaire de réflexion sur l’avenir du secteur du diamant en République démocratique du Congo a commencé avec la restitution des travaux au sein des trois groupes de travail constitués hier , à savoir le Groupe 1, chargé d’évaluer l’exploitation industrielle du diamant et les perspectives qui s’ouvrent sur cette filière; le Groupe 2, qui a planché sur l’exploitation artisanale de cette ressource minérale et son avenir ; et enfin le Groupe 3, qui a réfléchi sur l’évolution du Processus de Kimberley, les moyens de contrecarrer la fraude minière.
Les membres des trois groupes ont évalué l’évolution connue par les opérateurs miniers qui utilisent les moyens de bord pour se livrer à l’exploitation du diamant tout comme ceux qui, nantis de moyens matériels modernes extraient le lucratif minerai tapi au fond des lits des rivières ou sous plusieurs mètres sous terre. Si le troisième Groupe a évalué les progrès constatés dans l’application du Processus de Kimberley en vue d’enrayer le trafic diamant du diamant de sang, les trois commissions ont posé des diagnostics sans complaisance des maux qui entravent sérieusement l’exploitation artisanale et industrielle du diamant et proposé des pistes de solution capables d’améliorer le rendement dans ce commerce d’extraction de pierres précieuses.

Entre autres diagnostics établis au chapitre de l’exploitation artisanale du diamant, les participants ont relevé l’analphabétisme galopant, la prostitution, les tracasseries policières, administratives et coutumières, l’ignorance de la législation minière par les autochtones résidant dans les zones locales d’extraction ; le manque d’encadrement de ces habitants et l’absence de politique de financement en faveur des petits exploitants. Ces diagnostics ont inspiré aux participants des pistes de solution réalistes dont on a des raisons de croire qu’elles vont apporter un sang vif au secteur de l’aexploitation artisanale du diamant.
Il en est de même des participants qui ont planché sur l’avenir de l’exploitation industrielle du diamant. Aucun des problèmes qui minent ce secteur n’a été occulté. Qu’il s’agisse du phénomène d’écrémage, d’attributions anarchiques de carrés appartenant à des propriétaires fonciers connus ou encore de difficultés éprouvées par les entreprises minières pour renouveler leur outil de production afin de les rendre performantes : des recommandations hardies ont été formulées pour redonner un nouveau souffle au secteur industriel de diamant.

Pour sa part, le gouvernement a été prié à encourager l’installation des tailleries de diamants dans le pays, et à accélérer la prise d’une législation inhérente à ce secteur appelé à permettre à la République démocratique du Congo à donner une plus value conséquente à l’exportation du diamant congolais, à l’instar de ce que réalise la société de Dan Gertler « Emaxon Polishing » installée à Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï Occidental.
Nous reviendrons plus longuement sur ce qu’ont été ces deux journées consacrées les 7 et 8 mais 2007 au devenir du diamant, à l’apport que son exploitation tant artisanale qu’industrielle est appelée à apporter au développement de ce pays gâté par la nature par des ressources naturelles immenses pillées aussi bien par ses propres fils que par des expatriés qui écument les régions minières, et qui n’assurent à l’Etat congolais que des recettes insignifiantes.
Cl. Vidibio/MMC
Last edited: 08/05/2007 17:59:17