Son art est un assemblage des fragments des matériaux abandonnés récupérés, soudés et colorés. « Mon œuvre fait penser à la nuit et à la journée. Il ne peut pas avoir un stop ».
Il est à la fois peintre et sculpteur, André Lukifimpa Muntima Mieno expose, depuis hier jeudi 3 jusqu’au samedi 19 mai, à la Halle de la Gombe, ses oeuvres artistiques d’installation et de peinture.
Né a Kinshasa, le 30 janvier 1961, Lukifimpa est un artiste exceptionnel. Son art est un assemblage des fragments des matériaux abandonnés récupérés, soudés et colorés. « J’achète, je ramasse les mitrailles, le peu qui nous reste pour en faire une oeuvre d’art, témoigne l’artiste Lukifimpa donne donc une histoire nouvelle à tous ces matériaux abandonnés puisque » confie-t-il, « rien n’est inutile sur cette terre ». D’ailleurs, il ne manque pas d’ajouter : « l’artiste, c’est d’abord sa connaissance, son savoir et son œuvre ».
L’artiste ne manque pas de donner une énergie à tous les objets qu’il ramasse et donne la force à Lukifimpa de transformer le monde en lui donnant un sens éthique. Tout est donc construit dans le respect de la géométrie exaltant l’équilibre, l’ordre, l’exactitude, la certitude, l’abnégation... valeurs défendues par l’artiste. « Je sensibilise à travers mes oeuvres sur la conscience parce que je trouve qu’il y a peu d’intérêt général, chacun se contente de soi-même. Tout le monde se querelle. C’est pourquoi quand on résout la conscience, il y a possibilité de revenir à la spiritualité qui dirige l’action humaine », explique Lukifimpa.
Ses toiles, renseigne un document de la halle, sont aussi empruntes de cette ingéniosité architecturale, puisqu’elles présentent des formes géométriques et concentriques sur des teintes douces et reposantes, rappelant des cadres paradisiaques de repos.
L’exposition du peintre Lukifimpa donnera lieu à une dizaine d’oeuvres de peinture: et de sculpture qui seront exposées pour le grand bonheur du public. En sculpture, parmi les oeuvres qui seront exposées par Lukifimpa, il y a lieu de citer: L’imploration. L’imploration signale l’artiste, a trait à la situation du moment que traverse la République Démocratique du Congo. « Tout le monde recourt à une force invisible pour être secouru », pense l’artiste.
C’est ainsi, selon lui, la sculpture a un caractère qu’on peut donner à n’importe quel aspect. Tandis qu’en peinture, le public pourra apprécier le tableau comme la brume de la vie. L’auteur de cette oeuvre donne un sens à son tableau. « Mon oeuvre fait penser à la nuit et à la journée. Il ne peut pas avoir un stop. Que ce soit la journée ou la nuit, c’est bénéfique pour l’homme ».
Dieumerci Mayambi/Forum des As
Last edited: 08/05/2007 17:44:05