Les parents des 5 bébés, inconsolables, parlent de la négligence dans le chef de la clinique Bondeko.

Dans la nuit de jeudi 3 à 4 mai vendredi dernier, 5 bébés sont morts dans les couveuses de la clinique. Bondeko, cette grande clinique située sur l’avenue Yolo dans la commune de Limete à Kinshasa. Ils étaient une dizaine dans les couveuses, et à cause d’une rupture de courant intervenue dans la nuit, le ciel en a décidé ainsi pour les 5 bébés. C’était vers 3 h 00’ du matin.
Des gens qui ont appris la nouvelle, se sont demandé comment une institution aussi grande que la clinique Bondeko ne pouvant pas posséder au moins un groupe électrogène qu’on pouvait actionner à ce moment fatal. Bien sûr que le groupe électrogène était là, mais malheureusement le technicien commis à cette tâche n’était pas à son poste. Pour ne pas provoquer la panique, les médecins de permanence ont caché la triste vérité aux mères des bébés décédés. Après beaucoup d’efforts, le technicien ne va arriver que quelques moments plus tard. A chaque sollicitude des mamans désireuses de voir leurs rejetons, les médecins calmaient. » Tout va bien », ne cessaient de répéter les médecins.
A 11 h 00’ pourtant, le médecin responsable va dévoiler la triste et dure vérité : « six bébés sont morts ». C’est la consternation dans les camps des parents. Consternation qui a fait que l’un des parents, militaire de son état, a failli ouvrir le feu sur le corps médical, il a fallu donc l’intervention des agents de l’ordre pour que le militaire inconsolable soit maîtrisé.
Les parents stigmatisent la négligence
Les parents de 5 bébés, inconsolables, parlent de la négligence dans le chef de la clinique Bondeko. « Nous ne pouvons pas comprendre comment, alors que nos bébés étaient morts vers 3 h 00’, les autorités ne nous livrent l’information que vers 11 h 00. Pourquoi nous avoir caché une telle nouvelle ? C’est la négligence de la vie humaine, a déclaré maman Pauline, à qui les médecins avaient expliqué quelques moments au paravent que son bébé n’avait aucune chance de survivre puisque n’ayant que 1 kg. « Et pourtant, à la naissance, mon bébé pesait officiellement 2,600 kg s’est elle indignée.
Devant la gravité de ce cas, certains parents victimes ont manifesté d’intenter un procès contre la clinique Bondeko. Un procès qui, s’il a lieu, ne sera pas le premier. Mais ils est à souhaiter, au moins, qu’il soit le dernier.
Beaucoup de leçons doivent cependant être tirées de drame inutile, qu’on aurait éviter, consécutif à la négligence dont font montre certains centres de santé de Kinshasa singulièrement ainsi que leur personnel soignant.
(Ern.)LV. Wakudin/L’Observateur
Last edited: 08/05/2007 16:36:10