La RDC bien que compté parmi les pays producteurs du pétrole, reste totalement dépendante de l'importation des produits pétroliers de tel sorte que toutes les perturbations des cours sur le marché mondial affecte l'économie du pays.
Pour disposer d'un environnement incitatif des affaires, il faudra mettre fin à l'absence d'un droit des affaires adapté, à l'absence d'une technologie de pointe, à la corruption, à la concurrence déloyale des produits importés, à l'émergence du secteur informel.
Ces préoccupations sont souvent évoquées par la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) et le secteur privé en général. Les milieux d'affaires estiment que les avancées au niveau politique permettent de scruter des lendemains meilleurs en termes de changement de gouvernance et de vision économique. Mais, certaines réformes sont urgentes.
Parmi les priorités, il y a la réforme du système fiscal au regard de son impact sur l'activité économique.
D'autant plus que le régime d'imposition du droit commun est jugé anti-économique. Il faut réduire le taux d'imposition trop élevé, lutter contre l'absence d'incitants fiscaux à l'investissement et le secteur informel. Par exemple, l'impôt sur les bénéfices des sociétés en RDC est très élevé à savoir alors que les grands pays sont aux alentours de 20%. Par contre, le taux appliqué en Allemagne est de 17%, au Kenya de 25%. Le maintien des taux d'imposition trop élevés freine ainsi l'activité économique réduisant l'assiette fiscale et ouvrant la voie à la fraude.
En ce qui concerne l'émergence du secteur informel, l'Etat doit le contenir. Ce secteur ne développe pas un pays. Il sert de refuge aux opérateurs économiques fuyant l'impôt et fait le lit de la concurrence déloyale entre opérateurs économiques. Pour ce qui touche au code des investissements, il faut le rendre efficace. Malgré les exonérations accordées, l'investissement productif est resté à un niveau très bas en RDC du fait que les régimes de ce code sont temporaires.
A l’expiration d’exonération, les entreprises retournent à l’exonération, les entreprises retournent à l’imposition du droit commun dépourvu d’incitants fiscaux à l’investissement. Dans les priorités, il faut retenir aussi la sécurité juridique et judiciaire des investissements en mettant fin notamment aux tracasseries et jugements iniques.
Magazine "Entreprendre"
Last edited: 08/05/2007 14:44:13