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Le ministre des Mines Martin Kabwelulu a ouvert ce lundi matin 8 mai 2007 les travaux du séminaire-atelier de la « Deuxième journée de réflexion sur le diamant » dont le thème est « Diamant pour le développement de la RDC ». « Faden House » sert de cadre, les 7 et  8 mai 2007, pour la tenue de la « Deuxième journée de réflexion sur le diamant » que le ministre des Mines a ouvert en présence de plusieurs personnalités politiques, des représentants des organismes internationaux, des chefs d’entreprises et des opérateurs économiques du secteur minier exerçant en République démocratique du Congo.

C’est M. Baudouin Hamuli Kabarhuza, directeur général du Centre national d’appui et de participation populaire (Cenadep) qui, qui organise ce séminaire atelier en collaboration avec le ministère des Mines qui a eu l’insigne honneur d’introduire les assises de la Deuxième journée de réflexion sur le diamant congolais, avant de céder la parole au ministre Martin Kabwelulu Labilo pour le mot d’ouverture.

Dans son mot, le premier responsable du secteur minier en République démocratique du Congo a de butte en blanc rendu un « vibrant hommage au Président de la République, aux membres du gouvernement et aux acteurs politiques qui ont engagé notre pays dans un processus démocratique irréversible ».

Il a ensuite remercié tous les invités qui ont accepté de rehausser de leur présence cette manifestation, ce qui, a-t-il souligné, « témoigne de l’intérêt qu’ils portent au développement du secteur minier de la République démocratique du Congo en général et de celui du diamant en particulier ».

Par la suite, l’orateur a fixé l’assistance sur le thème choisi par les organisateurs de cette deuxième journée de réflexion dur le diamant,à savoir « Diamant pour le développement de la République démocratique du Congo » dont les principales articulations porteront sur l’évaluation du secteur  du diamant ; l’évolution du Processus de Kimberley, fraude et contrebande minières, et enfin pauvreté des communautés locales vivant dans les zones d’ exploitation.

Le ministre Kabwelulu n’a pas oublié de souligner l’immensité des ressources naturelles dont la nature a pourvu notre pays et fait remarquer qu’au nombre de ces ressources naturelles, c’est le diamant qui, « exploité de façon artisanale et industrielle dans plusieurs provinces, occupe une place de choix ». Et pour mettre en relief cette place de choix occupée actuellement par le diamant, le ministre des Mines a  révélé qu’ « après l’effritement de la filière d’extraction cuivre-cobalt à la fin des années 1990, le secteur du diamant occupe une place prépondérante dans l’économie de la République démocratique du Congo, générant jusqu’à 70% des devises du Trésor public ».

A cet égard, a encore dit l’orateur, « le secteur du diamant gravite, dans notre pays,  essentiellement autour de la Miba qui, malheureusement ne dégage plus de bénéfices. Des actions sont actuellement entreprises en vue de son redressement ».

Optimiste quant au redressement attendu dans ce secteur, le patron du secteur minier du gouvernement de la RD Congo a révélé que « des sociétés internationales oeuvrant dans la filière diamant ont acquis des droits miniers et démarré des travaux de prospection et d’exploration. A terme, cela devrait remonter la contribution de la production industrielle dans les recettes du diamant ».

Après ce survol lapidaire du secteur industriel de la filière diamant entrain de connaître un regain de reprise , l’orateur ministériel a ensuite planché brièvement sur le secteur artisanal du diamant qui, a-t-il révélé « regroupe près d’un million d’exploitants artisanaux sur l’ensemble du pays ».

Le ministre Kabwelulu fera remarquer à cet effet qu’ « en dépit d’importants revenus générés par le diamant, force est de constater que les communautés locales n’en tirent pas profit ». Comme qui dirait :le, diamant de nourrit pas son homme !

Sans doute pour souligner l’importance qu’attache le gouvernement l’orientation de bonne gouvernance qu’entend appliquer le gouvernement, Martin Kabwelulu a laissé entendre que « le défi qui nous est dès lors lancé est celui de travailler en communauté d’actions et de manière concertée afin que la République démocratique du Congo puisse commencer à maîtriser les revenus générés par ses innombrables ressources naturelles, car cela permettra     l’affectation de ces ressources au développement des communautés de base, et par ricochet, à celui de la République toute entière ».

Aussi, d’après l’orateur, l’organisation de la 2ème journée du diamant par son ministère en collaboration avec le Centre national d’appui et à la participation populaire (Cenadep en sigle) constitue un cadre idéal pour des échanges sur l’exploitation rationnelle du diamant ; sur l’impulsion à donner à l’industrialisation de l’activité diamantifère ; l’implication du secteur du diamant dans le processus de réduction de la pauvreté ; la promotion de la croissance économique, la création d’emplois et la transparence dans la gestion des revenus générés par le diamant ; et enfin, la transformation du diamant par à l’incitation  de tailletries.

Pour le ministre des Mines, les assises de cette seconde journée de réflexion sur le diamant ouverte ce lundi  permettront de dégager « des pistes de solution en vue d’assurer une meilleure traçabilité de nos produits miniers, depuis les sites d’exploitation jusqu’au moment de l’exportation, ce qui permettra une meilleure maîtrise du flux matière ».

Avant de clore son mot de circonstance et déclarer ouverte cette Deuxième journée de réflexion sur le diamant, le ministre Kabwelulu a estimé que « les perspectives heureuses qui se profilent en faveur du secteur minier de la République démocratique du Congo ne seront réalisées que si, d’une part, nous gérons les ressources issues de l’exploitation minière de manière transparente, dans un contexte de bonne gouvernance et de lutte implacable contre la fraude et la contrebande et, d’autre part, nous conférons le maximum de valeur ajoutée à notre production minérale ».

Après l’allocution d’ouverture du ministre des Mines, l’intermède de pose café a été suivi de six exposés faits sur l’état des lieux de l’exploitation artisanale ; le rôle du Service d’assistance et d’encadrement du Small scale mining ( Saesscam, un organisme gouvernemental autonome qui vise à appuyer le secteur minier artisanal) des creuseurs artisanaux de diamant et perspectives ;  l’état des lieux de l’exploitation industrielle de diamant et perspectives, la présentation de la première taillerie de diamant, la première du genre en Afrique centrale installée à Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï Occidental par le richissime diamantaire israélien Dan Gertler, patron de la célèbre entreprise diamantifère Emaxon grâce à un investissement colossal de 2 millions de dollars US ; le dispositif à mettre en place en vue de freiner la fraude dans le secteur du diamant en Rdc, mais aussi de donner une plus value au diamant congolais qui est désormais, grâce à cette taillerie, de se faire exporter après sa transformation dans l’usine de Kananga, sous le label Emaxon ; l’impact du processus de Kimberley en Rdc et enfin la présentation  et le lancement du Ddi.

Durant l’après-midi, les participants ont réfléchi sur les stratégies à mettre en place en vue de contrer la pauvreté des communautés locales dans les zones d’exploitation.

Ils ont tour à tour planché sur l’étude  PPP sur les conditions de vie et de travail des creuseurs artisanaux de Mbuji-Mayi ; les attentes  des communautés locales.

Les travaux en groupes effectués dans le courant de l’après-midi ont permis aux participants d’évaluer les problèmes qui se posent à l’exploitation industrielle de diamant. Des propositions ont été formulées en vue  de  rendre cette exploitation performante.

Il en est de même des problèmes inhérents à l’exploitation artisanale de diamant. Les participants ont également exploré des pistes de solution afin de les améliorer.

L’évaluation de l’application du Processus de Kimberley en République démocratique du Congo a également retenu l’attention des participants à cette Deuxième journée de réflexion sur le diamant. La deuxième et dernière journée de ce séminaire atelier consistera en la restitution des travaux en groupes et à l’adoption de la déclaration finale après que les participants auront adopté cette dernière.

Le vice-ministre des Mines Victor Kasongo Shomary qui possède une expertise indiscutable sur les questions minières a également pris part à cette cérémonie d’ouverture.

Cl. Vidibio/MMC

Last edited: 07/05/2007 20:25:22

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