Suite au rapport de « Greenpeace » faisant acte d’exploitation illégale et abusive de bois, les industries de bois réagissent et étalent leurs réalisations en matière socio-économique.
Accusés de surexploiter Ies forêts congolaises, les industriels du bois font une observation qui met à nu Ies motivations de I’organisme belge. Sur une capacité autorisée pour l’exploitation industrielle durable de 6 à 10 millions l’an, la FIB ne prélève annuellement que moins de 500.000 m3. Là où l’Allemagne prélève 40.000.000 m3/an sur une superficie forestière de 10 millions ha, la France prélève 34.000.000 m3/an sur 15 millions ha, le Portugal 9.000.000 m3/an sur 2,9 millions ha, la Belgique 4.000.000 m3 l’an sur 670 mille ha, les Pays- Bas 700.000 m3/an sur 300 mille ha, le Congo-Brazzaville 1.369.000 m3/an sur 22 millions ha, le Rwanda 2.261.000 m3/an sur 503.760 ha et la RDC n’atteint pas 500.000 m3/ an sur une superficie forestière de 135 millions ha.
De plus, Greenpeace semble méconnaître que les entreprises forestières sont plus présentes et plus actives dans les milieux reculés, emploient en direct 15.000 personnes, supportent indirectement 150.000 personnes issues de ces travailleurs, entretiennent un réseau routier important, construisent des écoles, des centres de sante, des hôpitaux dans Ies zones reculées, des habitations pour les travailleurs, transportent gratuitement les populations et leurs biens, amènent des produits manufacturiers vers I’intérieur du pays, favorisent des transactions à l’intérieur du pays, créent des centres d’attraction là où elles sont implantées, freinent l’exode rural et contribuent au maintien, à la réduction du coût de fret maritime du fait des exportations.
Selon une étude réalisée par un expert de la Banque mondiale, la pression fiscale subie par le secteur forestier en RDC est plus élevée par rapport aux autres pays du bassin du Congo et représente déjà 25% du chiffre d’affaires sans prendre en compte des charges liées aux carburants. Et en prenant en compte les frais liés aux carburants, les tracasseries judiciaires, assistances extralégales à l’administration et aux populations, cette pression atteint facilement 30% sans contrepartie. Pourtant, précise la FIB, Ies entreprises forestières paient la taxe (et tant d’autres) de superficie et en reversent une bonne part au bénéfice des populations locales.
« II ne faut pas oublier que les entreprises forestières n’ont pas vocation à faire des oeuvres sociales et ne sont pas de loterie même si elles vont au delà de leur mission. Il faut plutôt créer les conditions pour accroître I’effet de levier des sociétés forestières surtout quand celles-ci sont engagées dans le processus des plans d’aménagement, de la certification forestière. Bref, da la gestion durable. Les organismes nationaux et étrangers doivent travailler en toute responsabilité et s’éloigner de tout discours complaisant, conclut le président de la Fédération des industriels du bois qui était entouré de la deuxième vice-présidente Véronique Mpase, de la secrétaire générale Françoise Van de Ven et du conseiller Hussef Sabag.
Marcelin Manduakila/Forum Des As
Last edited: 07/05/2007 18:28:51