Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 22/11/2008 16:38 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
A l’Union nationale des fédéralistes du Congo (UNAFEC), le coup d’Etat de palais perpétré le 17 avril 2007 à la tête du directoire national de ce parti par Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza a tourné court : le parti a pris acte de la défection des membres dissidents. La crise qui a éclaté au sein de l’Union nationale des fédéralistes du Congo (UNAFEC) a-t-elle connu son dénouement avec la défection de six de ses membres qui ont suivi Antoine Gabriel Kyungu dans sa tentative de s’approprier la direction du parti à la suite de la ténébreuse affaire du fantomatique ministre du Commerce extérieur André Ilunga Kasongo dont on a injustement rendu responsable Me Honorius Kisimba Ngoy ?

« Oui », a répondu ce dernier que nous avons approché  vendredi 4 mai dernier pour connaître l’évolution de cette crise.

L’affirmation du co-fondateur de l’Union nationale des fédéralistes du Congo est ponctuée d’une phrase explicative de l’évolution prise actuellement par cette affaire.

« Le 3 mars dernier, Kyungu wa Kumwanza, alors vice-président national de l’Unafec et président intérimaire de la Fédération de l’Unafec/Katanga a organisé une soi-disant concertation politique nationale souveraine en associant six autres membres du Comité politique national du parti ainsi que quelques membres de la Fédération de Kinshasa de leur choix et cinq des sept députés nationaux  nouvellement élus dans la province du Katanga pour faire volume et tenter de la sorte de donner une certaine légitimité à leur conspiration ».

Pourquoi une Concertation nationale souveraine ? A cette question, Me Kisimba Ngoy a d’abord fait savoir que cette structure n’est pas prévu dans les statuts du parti et que Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza a recouru à cette voie anarchique pour légitimer son coup. Ce faisant, il a par ce biais « expulsé » du parti lui Kisimba Ngoy, alors que celui-ci est co-fondateur de l’Unafec et qu’il en est le président national sur le plan statutaire !

En même temps que Kisimba Ngoy, tous les autres membres du Directoire national de l’Unafec ont également été « virés ». Tous, à l’exception de Kyungu et de Mpelekwa, qui seront élevés respectivement aux fonctions de président national et de premier vice-président national ! Dans la foulée de cette valse de destitutions-nominations, cette structure anarchique (ndlr: la concertation nationale souveraine) a procédé à la mise en place d’un nouveau Directoire national de 12 membres, alors que les statuts du parti tels que modifiés  à ce jour prévoient seulement 10 membres. Enfin, pour couronner le désordre entamé, Kyungu wa Kumwanza a transféré le, siège du parti à un autre lieu qu’à l’avenue des Citronniers, tel que prévu par les statuts et au mépris de l’article 3 de ces statuts.

Voyage à l’intérieur des statuts de l’Unfec

Et quand on demande à Me Kisimba Ngoy les raisons de ce micmac qui agite son parti de l’intérieur et à quelle tournure cette situation a abouti, il nous renvoie simplement aux statuts de l’Union nationale des fédéralistes du Congo. Ceux-ci nous décillent les yeux, et nous révèlent à quelles extrémités les auteurs de la « concertation nationale souveraine » du 3 mars 2007 sont allés. Mais en attendant de parcourir ce texte juridique, nous nous laissons dire par Me Kisimba Ngoy une phrase, très significative de la tension qui a prévalu au sein de l’Unafec : « Si Kyungu m’a expulsé  du parti dont je suis pourtant le co-fondateur, c’est parce qu’il s’est toujours senti mal à l’aise dans son rôle de second. D’où sa tentative de s’emparer de la direction du parti, sans suivre la procédure légale qui prévoie, à l’article 182, qu’en cas de fronde ou de manquement grave de la part d’un membre du Directoire, le président convoque une réunion extraordinaire du Comité politique national qui doit  en connaître, la présence du présumé fautif étant exigée.

Nous avons parcouru avec beaucoup d’intérêt ce document de référence et nous nous sommes arrêté particulièrement sur l’ article 82 des statuts de l’Unafec qui précise : « Toutefois, à la 3 ème convocation, si le concerné ne répond pas, il pourra être jugé en dépit de son absence, et sanctionné ». « Or, fait observer à ce sujet le président de l’Unafec, dans le cas d’espèce, l’organe qui m’a sanctionné en me destituant et en m’expulsant du parti est une structure anarchique créée pour les besoins de la cause ».

Conséquences du « putsch » du 3 mars 2007


Interrogé ensuite sur les conséquences de la position exprimée par les membres (6) dans leur lettre du 17 avril 2007 publiée dans le journal « L’Avenir »  n° 2961 du samedi 21 avril dernier et dans laquelle ils annoncent que « L’Honorable Kisimba Ngoy ne dirige plus rien ; que la vraie, l’unique Unafec, celle qui a aligné 7 députés nationaux et 16 députés provinciaux, c’est au Katanga, avec AG Kyungu wa Kumwanza en tête ».

Réagissant contre cette assertion qu’il assimile à une imposture, le Comité politique national s’est réuni le 28 avril 2007 pour débattre de la situation confuse créée par cette lettre. La conclusion de cette instance de l’Unafec qui a les prérogatives de siéger en matière disciplinaire « a pris solennellement acte de ce que Messieurs A.G. Kyungu wa Kumwanza, P.R. Mpelekwa, Sabi Ngampoub, N. Mutwena et B. Kayembe Mitonga, tous les six membres du Comité national politique du parti ont délibérément quitté l’Unafec reconnue par l’Arrêté ministériel n° 008/2001 du 16 juin 2001, ayant son siège social situé au n°5 de l’avenue des Citronniers à Kinshasa/Gombe, et dirigée par le Directoire national composé à ce jour de Kisimba Ngoy Ndalewe (président) ;Kyungu (1er vice-président) ; Mpelekwa (2ème vice-président) ; Kabukapua (3 ème vice-président) ; Matembera (4 ème vice-président) ; Omba Sakatolo (secrétaire général adjoint) ; Ilunga M’bundu (secrétaire général adjoint); Ilunga Kabasele (secrétaire générale adjoint) ; Mme Sakina (secrétaire générale nadjointe) et Maj. Kisimba Ngoy (secrétaire général adjoint) ».

Pour le Comité national politique qui a ainsi siégé le 28 avril dernier à Kinshasa, l’Unafec à laquelle les camarades de Kyungu font allusion dans leur lettre du 17 avril, «  qui est au Katanga et qui va bientôt prendre d’assaut Kinshasa avant de conquérir le reste de la République, ne peut en aucun cas être confondue avec l’Unafec précitée qui est déjà à Kinshasa avec même un député provincial en la personne de l’Honorable Rosita Mulumba, élue à Masina, et dûment présente au Sud-Kivu, Bas-Congo, Bandundu et Kasaï-Oriental ».

En outre, interdiction a été faite aux incriminés  de ne plus se prévaloir désormais de la qualité de membres de l’Unafec, ainsi que des droits et prérogatives obtenus dans le cadre dudit parti. En clair, les amis de Kyungu wa Kumwanza sont priés de se défaire du mandat parlementaire qu’ils ont obtenu sous le label de l’Unafec. « Et s’ils se rebiffent » ? « S’ils ne le font pas d’eux-mêmes, promet Kisimba Ngoy, nous allons recourir à la justice pour ce faire ».

Le patron de l’Unafec qui nous a entretenus ainsi du climat politique qui a agité l’Unafec soit d’inspiration extérieure, et que cette situation est de nature à porter atteinte à la santé politique de l’Alliance pour la majorité présidentielle qui a besoin de cohésion afin de ne pas fragiliser la position prédominante du chef de l’AMP, le Président de la République Joseph Kabila. « Nous restons malgré cela partie prenante à la famille politique présidentielle et nous n’entendons pas déroger à nos engagements », a conclu Me Honorius Kisimba Ngoy.

Cl. Vidibio/MMC

Last edited: 05/05/2007 16:51:53

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067