Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 17/05/2008 5:19 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
Les participants au colloque de la 6ème édition du Festival de théâtre universitaire (Festu) organisé par le Cédar/Ina ont eu droit à des exposés riches en enseignements dans le domaine de l’art théâtral grâce aux animateurs de cette activité qui ont fait montre de la profondeur dans les résultats de leurs recherches. Les intervenants au colloque de la 6ème édition du Festival de théâtre universitaire (Festu) ayant pour thème général « Le théâtre congolais hier , aujourd’hui et demain » impressionnent les participants qui prennent part à cette activité par la pertinence et la profondeur de leurs exposés qui se tiennent à l’Institut national des arts dont le « Centre de recherche et de diffusion des arts » (Cedar) est l’organisateur. A titre illustratif pour la journée de vendredi avec son sous-thème : « La place du théâtre, des loisirs et de la création à l’université.» le professeur Thierry Landu de l’Université de Kinshasa (Unikin) a partagé avec les participants son expérience personnelle dans le théâtre à l’Université de Lubumbashi (Unilu) dont il est un ancien étudiant. « Le goût de la pratique du théâtre m’est venu à Lubumbashi.

Les activités théâtrales étaient une réussite puisque le recteur ainsi que les différentes autres autorités de cette université ont tout fait pour valoriser l’activité théâtrale », a-t-il dit.

Le professeur Thierry Landu pense que pour valoriser la pratique du théâtre en milieu universitaire, il faut créer des réseaux devant permettre la collaboration ou l’interaction entre les établissements d’enseignement supérieur. Cela est très important dans la mesure où le théâtre peut être exploité comme élément essentiel pouvant rémunérer l’acteur et susceptible de faire développer l’université, a insisté l’orateur.

Dramaturge, il n’a pas manqué d’évoquer sa pièce « La prostituée » qui sera bientôt lancée sur le marché du livre.  « La prostituée », a-t-il expliqué, est l’histoire d’une fille de 16 ans, rendue grosse par un ami de son père.

Pour la tenue régulière du Festu

Parlant au nom du Festival de théâtre en milieu amateur et universitaire (Festamu) qu’il organise, M. Jules Molasso a fait un état de lieu de cette activité en indiquant que celle-ci a été créée le 30 août 2001 à son initiative, pour répondre à la mise en veilleuse des activités du Festu. Sa première édition qui a duré 30 jours n’a bénéficié d’aucun soutien et n’a pas connu une très grande participation.

C’est à partir de la troisième et de la 4ème éditions du Festamu qui a reçu le soutien des sponsors et des  médias, a reconnu cet animateur culturel qui a ensuite cédé la place à Longa Fo, enseignant à l’Ina. Pour ce spécialiste de la danse contemporaine africaine, le théâtre africain existe depuis des lustres avec les épopées, les danses, les gestes. C’est un théâtre total différent au théâtre occidental, « partiel », a précisé Longa Fo.

Pour ce qui le concerne, M. René Mvioki le metteur en scène des Facultés Catholiques de Kinshasa (Fck) a souligné que sa vocation dans le monde théâtral a été suscitée par M. Otshudi, enseignant à l’Ina, qui lui a convié à une séance de répétition. Il s’est réjouit du fait que les  autorités de son alma mater accordent une place de choix au théâtre. Cependant, il n’a pas manqué d’évoquer quelques difficultés liées à la pratique théâtrale dans son espace en  parlant entre autre du manque d’encadrement des acteurs. Il a aussi émis vœu de voir l’Ina à travers le Cedar organiser des ateliers pour les metteurs en scène et comédiens des universités, et la tenue régulière du Festu chaque année. Ce qui, a-t-il dit, attirerait beaucoup d’étudiants vers le théâtre.

Le metteur en scène et enseignant Nzey Van Musala de l’Ina a fait des éloges du Festu en évoquant son ancienne configuration avec une organisation tenue par les étudiants eux-mêmes. Mais actuellement,  elle est devenue une affaire des autorités académiques. A l’époque, a rappelé Nzey, les étudiants qui étaient très aguerris en ce qui concerne la recherche se servaient de leurs enseignants comme modèle, faisant en outre remarquer qu’actuellement les étudiants en art dramatique ne s’intéressent plus au théâtre.

Clôture de la 6ème édition du Festu samedi

La veille, c'est-à-dire le jeudi était consacré à la: « Critique des spectacles du Festu avec les metteurs en scène», mais aussi des témoignages liés à l’organisation de la pratique théâtrale dans leurs institutions. Eric Basueki de l’Académie des Beaux arts (Aba)  a expliqué que  le style utilisé dans « Le discours le plus long » pièce que la troupe  «Mungongo ya sika » a présenté est le « Saka Saka madeso » (les feuilles de manioc mélangé avec du haricot), c’est-à-dire un méli-mélo.

Il s’agit d’un courant appelé dans cette institution le « Librisme » qui consiste à pratiquer l’art sans le respect des normes établies.

De son côté Michel Mole de l’Institut Saint Pierre Canisius dont la troupe s’est signalé avec la pièce « Quand les Afriques s’affrontent » a expliqué que le choix des pièces à monter dépend plus des autorités de son institution.

Néanmoins, il a indiqué que ces autorités s’intéressent au théâtre dans la mesure où il contribue à la formation des étudiants aux médias comme moyen d’évangélisation. Toussaint Mandefu a aussi indiqué que les autorités de l’Université Simon Kimbangu (Usk) accordent de l’importance au théâtre.

Ils accordent certaines faveurs en ce qui concerne le paiement des frais académiques. De même que lorsque sa troupe monte une pièce, ces autorités prennent en charge les frais de transport des comédiens. Cette troupe qui fait partie du Centre santé et vie (Csv) de l’Usk a été créée comme support pour la sensibilisation dans le cadre de la lutte contre certaines maladies, a déclaré M. Mandefu. Ce colloque s’est poursuivi samedi, jour de la clôture de la 6ème édition du Festu avec d’autres intervenants comme les professeurs Yoka lye Ludaba, Masiala Masolo, Ndundu Kivuila (directeur du Cedar).

BT/MMMC

Last edited: 05/05/2007 17:36:21

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067