Le risque que court une femme ou une jeune fille enceinte. Au début du mois d’avril 1998, l’Oms, l’Unicef, le Fnuap et le gouvernement congolais avaient pris, ensemble, l’engagement de combattre cette tragédie silencieuse qui entraîne des dégâts physiques et mentaux, surtout chez les femmes.
La lutte contre la maternité à haut risque semble marcher à pas de tortue, ces derniers temps, dans la province du Bas-Congo. Tel est le constat fait à la suite de l’examen de cette situation. Laquelle préoccupe, du reste, l’ONG « Sauvons la femme enceinte » et les sages-femmes qui ont décidé de s’unir pour mener cette lutte.
Le combat engagé depuis une décennie contre la maternité à haut risque semble marcher à pas de tortue, ces derniers temps. Alors qu’il avait atteint sa phase décisive vers les années 1990-2000 pour mettre « l’ennemi » à genoux grâce à l’implication de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) et du gouvernement congolais.
« L’ennemi », c’est le risque que court une femme ou une jeune fille enceinte. Au début du mois d’avril 1998, l’OMS, l’UNICEF, le FNUAP et le gouvernement congolais avaient pris, ensemble, l’engagement de combattre cette tragédie silencieuse qui entraîne des dégâts physiques et mentaux, surtout chez les femmes.
Unies, les agences du système des Nations unies ont fait du thème de la journée mondiale « la maternité sans risques » leur préoccupation. C’est de cette manière, croient-elles qu’elles comptent combattre les risques autour de la grossesse.
La maternité sans risque, qu’est-ce à dire ?
Que signifie la maternité sans risque ? Un spécialiste explique : « La maternité sans risque représente les soins, les services et appui dont les femmes ont besoin pour travailler sans danger pendant la grossesse et l’accouchement. La femme doit mettre au monde un bébé bien portant et continuer à jouir d’une bonne santé. C’est ça l’idéal de ce combat et tout le monde est appelé à mettre la main dans la patte pour atteindre cet objectif ».
Pour sa part, le Dr Anne-Marie Kolumbu, médecin gynécologue de l’Ong « Sauvons la femme enceinte » déclare : « Nous observons un relâchement de cette importante situation de la part des agences onusiennes citées ci-dessus qui semblent tourner leurs yeux plus sur d’autres maladies (le Vih/Sida, la tuberculose, la polio, le paludisme, la lèpre) que sur la maternité sans risque ». Et d’ajouter : « Voilà l’inquiétude des femmes ».
Selon elle, on peut prévenir à 80% les causes de décès maternels si les femmes, elles-mêmes, la communauté et les formations sanitaires prennent à temps les mesures qui s’imposent. « Tous les instruments existent déjà. Il suffit simplement de les utiliser et tout irait pour le mieux. L’un d’eux, c’est la stratégie régionale en faveur de la Santé reproductrice », a-t-il notamment dit.
Avant de poursuivre que cette stratégie englobe les mesures de base qui exigent une attention particulière si on veut protéger la santé de la mère et de l’enfant. On peut citer les soins pré et post-natals, le suivi de la mère après l’accouchement et la surveillance de la croissance de l’enfant.
Un tableau sombre
De son côté, le Dr Samba Duma Telo a rappelé que l’OMS, l’UNICEF et le FNUAP se sont battus durant des années à travers des informations, séminaires, ateliers… pour combattre les grossesses précoces, la négligence et la faible pratique des consultations prénatales, le recours à l’interruption de la grossesse, les violences faites à la femme et à la jeune fille enceinte, etc.
Dressant le tableau de la situation, il a qualifié celui-ci de « très sombre ». « Le problème sanitaire, la pauvreté, l’anémie liée à la grossesse, le tétanos, le Sida, le Vih, les maladies sexuellement transmissibles (MST), les naissances précoces et tardives, les avortements volontaires… sont autant d’obstacles auxquels la femme enceinte est confrontée », a-t-il indiqué.
Washington Lutumba/Le Potentiel
Last edited: 28/04/2007 14:57:08