La Banque Mondiale a disponibilisé 297,7 millions Usd pour la réhabilitation du barrage d’Inga.

Ce montant a été consenti lors des assemblées générales de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) tenues du 4 au 13 avril à Washington. « A l’issue des négociations, la RDC a décroché un financement d’un montant de 297,7 millions de dollars américains », a affirmé l’Adg de la Snel, M. Vincent-Noël Vika di Panzu lundi 23 avril 2007 en son cabinet.
Le financement sera réparti de la manière suivante : plus de la moitié du financement, soit 198,3 millions USD, servira à « la « réhabilitation des six groupes du barrage hydroélectrique d’Inga I et des quatre groupes d’Inga II » et à des travaux de génie civil et de dragage du canal d’Inga. L’objectif de cette affectation est d’ « accroitre et d’atteindre la puissance de 1.300 Mw avant la fin de l’année 2011 » ; contre 860 Mw actuellement, a précisé l’Adg de la Snel.
Le reste de l’enveloppe, 98,4 millions aidera à « réhabiliter et étendre le réseau de distribution de l’énergie électrique » à Kinshasa et « renforcer les capacités de la Snel « dont l’ensemble du réseau est défaillant, a-t-il poursuivi.
M. Vika a fait savoir que la RDC a également obtenu au cours des négociations de Washington, un « financement additionnel de 12 millions USD soit alloué à la Snel pour permettre de « faire face aux besoins d’urgence dans les domaines de production, transport et distribution sur l’axe Inga/Kinshasa et pour le réseau de distribution de Kinshasa ».
D’autres contacts s’initient avec des bailleurs des fonds, entre autres la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque européenne d’investissement (BEID). Une fois financée, l’aide contribuera à la construction de la 2ème ligne haute tension Inga-Kinshasa, à la réhabilitation et à l’extension du réseau de distribution de Kinshasa avant 2010.
Actuellement, sept de 14 turbines des centrales d’Inga I et II ne fonctionnent pas. Le manque d’entretien durant ces dernières années et de l’exportation du courant au Congo-Brazzaville, au Zimbabwe et en Afrique du Sud en créent l’usure.
Les malheurs de la Snel liés à sa mauvaise gestion
La vétusté des installations de production et de distribution irrégulière de l’électricité en RDC entraîne quotidiennement des pannes ainsi que des pertes en vies humaines quelques fois les installations à domicile, les établissements et des sociétés en paient les frais.
Malgré les interventions à l’Assemblée nationale de l’Adg de la Snel et celui de la Regideso, l’eau ne coule presque pas et des quartiers de Kinshasa se trouvent plongés dans l’obscurité. Et la criminalité s’y installe.
Le coût du fonctionnement normal du barrage d’Inga s’élève à 500 millions USD, d’où viendront les 200 millions USD restant ? Du gouvernement ou de la privatisation qui profile à l’horizon ?
M. José Mukadi, dans son article titré « Historique de la mise en route du barrage d’Inga », paru dans CADTM mercredi 25 avril 2007, dit que la solution au problème de la Snel ne passe pas par la privatisation d’Inga. Le problème de la Snel est lié à sa mauvaise gestion et à la main-mise. On doit rendre à cette entreprise son autonomie de gestion et renforcer sa gestion ».
Jean Nkongolo/La Reference Plus
Last edited: 28/04/2007 14:53:41