Dans le cadre de la réalisation des cinq chantiers du chef de l'Etat, l'Association Nationale des Entreprises Publiques a décrété la fin de la récréation dans les entreprises publiques. C'est à se sujet qu'il a été organisé le 23 avril 2007, un atelier de réflexion où des pistes de solutions adéquates aux problèmes des entreprises publiques ont été proposées à qui de droit.
L’ Association Nationale des Entreprises Publiques (ANEP) a débattu le 23 avril dernier sur le thème : «Fini la récréation au sein des entreprises. », lors d’un atelier organisé au siège de l’Eglise du Christ au Congo, le 23 avril dernier, en vue de rechercher les voies et moyens de participer activement à la reconstruction du pays.
Les mandataires publics, le Secrétaire Général au ministère du portefeuille ainsi que le Secrétaire Général au Conseil Permanent de la Comptabilité au Congo étaient présents à cet atelier. Les débats étaient axés sur trois points essentiels à savoir: l'historique des entreprises publiques, les audits externes au sein des entreprises publiques et le changement de mentalités.
S'agissant de l'historique, les entreprises publiques autrefois à charte coloniale ou de nationalités étrangères avaient été léguées à 100% à l'Etat. L'acte de nationalisation qui redéfinissait ces entreprises était emprunt d'imperfection causant ainsi des difficultés de fonctionnement et de partage des responsabilités. Il y a aussi les conflits réguliers entre organes dirigeants de la quasi-totalité des entreprises publiques qui sont une véritable gangrène et paralysent le bon fonctionnement des entreprises.
Puis il y a aussi le sentiment de propriétaire, comme élément objectif qui vise à la croissance de l'entreprise. Ce sentiment n'existe pas dans le chef du mandataire. Ceci explique que le mode de gestion qui fait l'objet d'une entreprise publique est différent de celui d'une entreprise commerciale soumise constamment à une rigueur de gestion et une vigilance tous azimuts des propriétaires.
Les entreprises publiques, vu qu'elles appartiennent à l'autorité de l'Etat qui est une personne abstraite, sont exposées à la négligence ou au détournement de fonds ainsi qu’à la mauvaise gestion.
L'orateur de ce sujet, Adrien OMOMBO OMANA a enfin proposé des pistes de solutions qui consistent à reformer les entreprises publiques, par rapport à la forme, à l'objectif, à la production, à l'outil de production, au mode de gestion, et à la répartition des responsabilités. Certaines entreprises dont les activités ne sont ni rentables, ni utiles et qui ne présentent pas de possibilités de redressement seront tout simplement liquidées.
S'agissant du second point qui à fait l'objet d'un exposé sur le changement de mentalités, l'orateur a fustigé les dix plaies qui rongent la société congolaise, parmi lesquelles la plus criante est la corruption. Pour ce qui est de la corruption, la RDC est en 6ème position dans le monde. Cette corruption tire ses bases du déficit économique du pays et est entretenue par les mauvaises conditions salariales.
En résolvant les causes de cette plaie, il y aura moins de corrompus et de corrupteurs en RDC. Une autre gangrène est l'impunité. Il est imprudent qu'un mauvais gestionnaire gravisse les échelons. Or, cette manie est monnaie courante en RDC. Il y a aussi le sentimentalisme dans les choix des mandataires et dans la promotion des travailleurs. Aussi lorsque le critère de choix s'exerce en fonction des plate-formes politiques seulement.
Pour palier aux maux qui rongent les entreprises publiques, l'orateur préconise le changement de mentalités par rapport au respect des textes, à l'amélioration du social du travailleur et à l'éducation de base qui passe par l'enseignement, les médias, la famille...
Sans oublier que l'amélioration des conditions de vie du travailleur passe par la création des emploies dans un environnement économique stable et prospère.
Le dernier orateur en la personne d'André FOKO TOMENA qui est le Secrétaire Général du Conseil Permanent de la Comptabilité au Congo(CPCC) s'est attardé sur les audits externes au sein des entreprises publiques. Les entreprises publiques ont l'obligation de tenir une comptabilité régulière, de procéder aux inventaires, etc. Des pénalités sont aussi prévues lors des infractions. Vingt entreprises publiques membres de l'ANEP ont déjà fait l'objet de contrôle de gestion par le CPCC ; plusieurs griefs ont été retenus lors de cette expertise.
Au regard des résultats escomptés, le Secrétaire Général du CPCC préconise une rapide réforme des entreprises publiques afin de pallier au disfonctionnement de certaines entreprises publiques et aux abus au sein de celles-ci.
Chrys Muzingu/MMC
Last edited: 27/04/2007 17:46:46