Selon les statistiques, en 2006 le paludisme chez l’enfant de moins de 5 ans a été le motif de 67 % de consultations tandis que chez les femmes enceintes, il a été la cause de 54% des hospitalisations en 2001.

La Rdc a célébré, le mercredi 25 avril dans la salle des conférences du Ministère des Affaires étrangères, la journée africaine de lutte contre le paludisme. Cette année 2007, cette journée a été placée sous le thème "libérons nos enfants dès maintenant ». Ce thème a été choisi au regard du taux de mortalité en Afrique où le paludisme tue un enfant toutes les 30 secondes et entre 1 et 3 millions de personnes par an dans le monde. Cette maladie est grave surtout pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans. La cérémonie commémorative de la journée africaine de lutte contre le paludisme a connu la participation de quelques membres du gouvernement et cadres de la Santé publique. Dans les rangs du gouvernement, on a noté la présence de M. Victor Makwenge Kaput, ministre de la Santé Publique, accompagné de son vice-ministre Ferdinand Ntua Osimba. Le chef de l’Etat était représenté par Mme Chantal Safu, sa Conseillère Principale en charge des questions socio-culturelles.
Dans son mot de circonstance le ministre de la Santé publique a fait savoir que le paludisme demeure à ce jour l’une des trois maladies les plus meurtrières dans notre pays. Il suffit de faire un tour dans un dispensaire du quartier, dans un centre de Santé, à l’hôpital général de référence de Kinshasa, comme partout ailleurs à l’intérieur du territoire national pour s’en rendre compte.
Cette terrible maladie décime nos enfants de moins de cinq ans. Elle hypothèque la scolarité de la plupart des élèves et constitue une des principales causes d’absentéisme à l’école et au travail. Le paludisme tue aussi beaucoup de personnes vulnérables, surtout les femmes enceintes et les enfants.

Face à cette menace que fait planer le paludisme sur notre santé, particulièrement celle de nos enfants, a précisé le ministre de la Santé, le président de la République, Joseph Kabila, qui a inscrit le domaine de la santé dans ces cinq chantiers, et le Premier ministre Antoine Gisenga ne ménageront aucun effort en vue de matérialiser l’engagement de « faire reculer le paludisme » avant peut –être de parvenir à l’éradiquer complètement sur toute l’étendue du territoire national. Ce n’est donc pas un fait de hasard si le chef de l’Etat a retenu la santé parmi les cinq chantiers de son mandat et que le gouvernement de la Rdc en fait une priorité, dans le cadre de son programme de la refondation de notre pays, a-t-il fait savoir.
Pour sa part, Benjamin Atua Matindi, médecin directeur du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) a expliqué que cette maladie est transmise par la piqûre d’un moustique du genre anophèle femelle infectée. La prévention contre la malaria peut se faire de plusieurs manières. Le meilleur moyen de se protéger est d’éviter d’être piqué par les moustiques vecteurs de cette maladie. Pour cela, l’utilisation de la moustiquaire imprégnée, d’insecticide est un excellent moyen de prévention contre la malaria.
Il a, par ailleurs, indiqué que selon les statistiques, en 2006 le paludisme chez l’enfant de moins de 5 ans a été le motif de 67 % de consultations tandis que chez les femmes enceintes, il a été la cause de 54% des hospitalisations en 2001.
SM/MMC
Last edited: 26/04/2007 18:01:10