Défenseuse farouche de la cause des enfants, elle qui s’insurge contre la maltraitance de ces êtres notamment ceux de moins de cinq ans, est d’avis ferme qu’on ne doit pas les amener à combattre dans les guerres.
Une production idéale, le vendredi dernier en la salle Jacques Brel du Centre Wallonie- Bruxelles (CWB). Monique Mbuyi Tenday était très attendue. Un premier test réussi. Guitariste douée d’une voix absolument extraordinaire, Tenday, enseignante à l’Institut des Arts et Spectacles (INAS) était accompagnée de trois artistes. Lui qui compare leurs concerts acoustiques à « une maison », a montré au public comment se servir de ses deux mains et de sa voix. Sa douceur a plu. Sa musique aussi.
Cependant, quand elle hante « la vie ». c’est avec la peur comme muse. « La vie est couleur. Elle est beauté et belle » a-t-elle chanté à l’unisson avec les fidèles de Brel: « Prêtez bonheur, agence courage, ici chez nous, disons ensemble la vie est belle ».
Célibataire, Monique Mbuyi se donne à l’essai audacieux de conjuguer les paisibles atmosphères de la musique folklorique/ Jazz luba. La réussite est toute dans l’équilibre surprenant entre l’esprit danse et l’esthétique du terroir. Mbuyi est originaire du Kasai- Oriental. Elle est fière et revendique son identité dans le grand berceau des enfants.
Défenseuse farouche de la cause des enfants, Tenday Monique qui s’insurge contre les maltraitances des moins de cinq ans, est d’avis ferme qu’on ne doit pas les amenerà combattre dans les guerres. Les enfants séparés de leurs parents ont les mêmes droits. Tout le monde doit les traiter avec respect. Voilà ce qui définit sa musique inlassable.
Pas de brassage
Cette jeune femme battante n’a pas froid aux yeux. Elle dénonce les tortures et violences dont sont victimes les femmes du monde de toutes les conditions avec toutes les conséquences immédiates et lointaines que l’on peut imaginer. Cela montre aussi le sens professionnel d’une artiste de laquelle on dit, et justement, qu’elle sait bien ce qu’elle veut. La graine captivante de sa voix pleine de tendresse est ainsi destinée a devenir grande et davantage à se propulser.
Sa voix et -celles de ses amis, parfois, collent d’une manière parfaite aux douces ballades qui font dans la leçon de morale... Ses chansons sont tantôt en français, en lingala, mais aussi et surtout en Tshiluba, l’une des quatre langues nationales de la RDC. C’est dire donc que Mbuyi n’aime pas le brassage, par contre, que s’adresse à l’humain.
« Le succès de ce soir là », elle l’attribue, d’une part, à la force de son travail, puis à la reconnaissance d’une forme de musique , d’autre part. Et cela est capital. Sa musique n’a pas d’âge. Elle touche tout le monde sans restriction. Ce qui est merveilleux, c’est que les gens se retrouvent en captant, çà et là, des notes... Alors s’ensuit l’imagination.
Dieumerci Monga Monduka / Le Potentiel
Last edited: 27/04/2007 19:18:48