Ces spécialistes de la chevelure sont très regardantes elles conseillent les clientes à faire le bon choix par exemple en proposant le modèle qui va correspondre avec la figure de la personne qui achète ainsi que sa tête.
Aujourd’hui il y a l’apparition d’une nouvelle méthode de tressage des cheveux. Auparavant, lorsqu’on achète ses mèches dans un magasin, on s’en va avec dans un salon de coiffure Mais aujourd’hui ce n’est plus le cas. Dans tous les magasins de vente des mèches. précisément ceux situés sur l’avenue Rwakadingi et ailleurs, on trouve des jeunes femmes et jeunes filles devant et d’autres à l’intérieur. Elles tressent tous les modèles de cheveux.
Chacune d’elles est assistée par une ou deux filles qui l’aident à achever le tressage. Ces assistantes cherchent aussi des clients pour leurs chefs, Elles surveillent le mouvement des clientes qui passent devant elles, et leur proposent divers services en leur conseillant telle couleur par rapport à tel teint.
Ces spécialistes de la chevelure sont très regardantes elles conseillent les clientes à faire le bon choix par exemple en proposant le modèle qui va correspondre avec la figure de la personne qui achète ainsi que sa tête. Les femmes affirment que ce n’est pas facile de se trouver devant plusieurs sortes de mèches et plantes de bonne qualité et de faire le choix judicieux. Ces filles sont payées en fonction de marché qu’elles apportent.
Des flues assistantes tresseuses avec 1.000 Fc/jour
Mais pour le cas de la coiffure « racine » si la cliente achète la mèche à 2250 Fc, la tresseuse perçoit pour son cachet le même montant multiplié par le nombre de paquet de mèche. Et la fille peut se tirer avec 100 Fc ou 150 Fc par paquet.
A la fin de la journée, chacune de ces femmes peut avoir réussi à tresser les cheveux de cinq à sept clientes. Les assistantes totaliseront 700 Fc ou 800 Fc/jour, sauf le samedi parce qu’elles peuvent atteindre dix ou plus de clientes en rassemblant 1000 Fc ou 1.200 Fc, pour chaque assistante. La tresseuse en chef se tapant de loin un chiffre plus important.
Pour ceux qui l’ignoraient, nos compatriotes femmes ne manquent pas d’opportunités de se taper un peu d’argent. Tous les métiers rapportent. Et ce ne sont pas les sages qui vont nous contredire. N’enseignent-ils pas qu’il n’y a pas de sot métier mais seulement de sottes gens.
En ce qui concerne ce métier de tresseuse, il n’est pas question de disposer d’un fonds pour capital de commerce. Il suffit de se présenter dans un magasin en ville et de poser le problème à la dame qui encadre les tresseuses. Une fois acceptée la candidate est incorporée dans l’équipe.
Bien sûr que les propriétaires de magasin trouvent leur compte. Ils sont satisfaits des prestations de ces femmes.
Comme on peut donc s’en rendre compte, pour gagner sa vie en qualité de tresseuse, on a pas à détenir au départ un fonds quelconque minime soit-elle.
Un appel pathétique est lancé en direction de toutes ces filles qui longent le boulevard du 30 juin tard la nuit ou ces autres qui attendent dans un coin aménagé pour la circonstance, que des hommes viennent leur proposer le couplage moyennant rémunération.
Tous ces cas de débauche pour avoir l’argent ne rime plus à rien. Il y a l’argent pour des initiatives louables. L’argent sale ne profite guère
Tyty Muya/La Prospérité
Last edited: 26/04/2007 17:10:23