Ces groupes des jeunes gens se déshabillent souvent lors des fêtes ou des obsèques d’un des leurs.

On les reconnaît sous le nom de l’Armée rouge « Biberon » et « katakata », les jeunes de Barumbu, précisément ceux des quartiers Tshimanga, Mozindo et Libulu, réunis dans tel ou tel autre groupe, se déshabillent pour exprimer la joie ou la colère.
En effet, ces groupes des jeunes gens se déshabillent souvent lors des fêtes ou deuil d’un de leurs. Ce sont généralement des jeunes filles et garçons. Ils commencent par un chant « Kate forme aye » (Ce qui signifie celui qui déchire les habits est arrivé). Puis, ils se déchaussent, se déshabillent pour se retrouver nus dans la rue en dansant et en chantant.
Pour les filles, elles commencent par exhiber de pas de danse avant de se déshabiller. Elles se retrouvent carrément nues au bout de quelques minutes. Cela se produit la nuit comme le jour, tout au long de l’avenue Kasaï. Ces jeunes sont généralement qualifiés pour le vol, l’extorsion, l’agression et autres abus.
Les membres du groupe « Armée rouge » sont généralement reconnus par leurs cheveux teints ou tresses. A les voir, ils donnent l’air d’attendre quelqu’un ou quelque chose. Ils sont toujours munis d’arme blanche : couteaux, machettes, fils barbelés, chaînes et autres. Les membres de ce groupe opèrent souvent la nuit, surtout le long des avenues allant de Kato, Belgica à Croix-rouge belgica et quelque fois au marché central.
En ce qui concerne le groupe « Biberon », il s’agit seulement des filles. Elles sont souvent les femmes, les copines ou les petites amies aux « Katakata » et « Armée rouge ». On les reconnait par leur habillement : pantalon taille basse, dos nu, ventre exposé et des persigues (boucles d’oreilles) partout tels qu’au nombril, aux oreilles, sur la langue et sur les paupières. L’une d’elles, Laetica connue, sous le nom d’Amazone nous confie qu’elle se déshabille pour amuser les gens.
Enfin le groupe « Katakata » comprend précisément les jeunes des avenues Kabalo, Rutshuru, Sana Bata, Mahenge et Kigoma. On les retrouve aussi le long de l’avenue Kasaï. Ils vont de l’avenue Kabambare jusqu’à Rwakadingi pour couper ou ravir les bijoux, appareils cellulaires et autres objets de valeur. Les membres du groupe « Katakata » sont généralement bien habillés.
C’est lorsque les taxis ou taxi-bus en partance pour le Marché central s’arrêtent dans un des arrêts de cette commune que les « Katakata » profitent pour arracher tout objet de valeur. Ils sont bien organisés pour voler. Ils s’arrangent pour être au moins à cinq pour mieux distraire celui qui a été volé en criant « Moyibi » (au voleur) pour faire semblant de suivre le voleur.
Elysée KAKESE/Forum des As
Last edited: 26/04/2007 16:04:36