Le président congolais Denis Sassou Nguesso et l’ancien Premier ministre Bernard Kolelas, leader du Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MDCCI) ont conclu mardi un accord donnant naissance à une Alliance dénommée « socle de l’unité nationale » afin de remporter ensemble les élections de 2007 et 2009.

Cependant, les partis d’opposition dénoncent pour leur part, les manœuvres du régime Sassou pour frauder les élections législatives du mois de juin prochain. Ils réclament, par conséquent, la mise sur pied d’une Commission électorale véritablement indépendante.
Le Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir) et le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MDCCI) de l’ancien Premier ministre congolais, Bernard Kolelas, ont conclu mardi un accord pour constituer avec une alliance « Socle de l’unité nationale », a constaté Chine nouvelle.
Les deux partis, en signant cet accord, visent à gagner ensemble les élections législatives, locales sénatoriales et présidentielles qui auront lieu entre 2007 et 2009. Selon cet accord, les partis contractantes affirment leur volonté de tout mettre en oeuvre pour raffermir la paix et la sécurité dans le département du Pool, fief de M. Kolelas, qui a connu des guerres récurrentes entre 1998 et 2002.
Pour sauvegarder les relations de confiance, les deux partis s’interdisent de conclure des accords séparés avec d’autres partenaires au cas où ces accords sont contraires aux objectifs visés par le présent accord. Ces objectifs sont la constitution d’une majorité parlementaire stable, la mise en oeuvre d’une plate-forme programmatique et la répartition consensuelle des charges publiques.
Une commission électorale indépendante
Les partis signataires conviennent de mettre en place un comité technique conjoint chargé de suivre l’application de l’accord. Le premier tour des élections législatives congolais aura lieu le 24 juin et le second le 22 juillet 2007.

Mais d’ores et déjà les partis politiques dénoncent les manœuvres du pouvoir qui monte des stratégies afin de frauder ces élections. Ils exigent pour ce faire la mise sur pied d’une Commission électorale indépendante en lieu et place d’une structure institué par le régime Sassou qui est, en fait, un simulacre de la Commission électorale au service de la mouvance présidentielle.
Le président Sassou Nguesso devra, estime un analyste, prêter attention aux critiques de l’opposition afin d’organiser des élections libres et démocratiques. Car, fait remarquer un spécialistes des relations internationales africaines, mieux pas d’élection qu’un scrutin mal préparé. Cette donnée vaut son pesant d’or dans la mesure où le Congo Brazzaville n’a pas jusqu’à présent cimenté la réconciliation nationale.
Une façon de souligner qu’un mauvais scrutin risquera d’exhumer le démon de la guerre au risque d’embraser l’Afrique Centrale qui peine encore d’éteindre les brasiers de la RDC, Tchad, Soudan et de la Centrafrique.
(Yes)
Pierre Emangongo & Patience Kunda/Le Potentiel
Last edited: 26/04/2007 13:33:48