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Bonjour | 22/11/2008 15:34 | English Make DC Home page | RSS feed

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La délégation du patronat congolais reçue dernièrement par le Chef de l’Etat avait remis à ce dernier un mémo dans lequel est sollicitée l’implication des autorités du pays dans l’assainissement du climat des affaires. Les affaires ne vont pas bien en RDC. Le climat général est vicié par des problèmes de tous ordres. Cette plainte est de la Fédération des entreprises du Congo dont une délégation conduite par son président, M. Yuma, a rencontré la semaine dernière, Joseph Kabila, à qui elle a présenté ses civilités pour sa victoire à l’élection présidentielle au second tour et félicité pour son investiture en tant que président de la République de la Troisième république.

On se rappellera que lors de sa prestation de serment constitutionnel, Joseph Kabila s’était engagé à l’instauration d’un Etat de droit réellement démocratique, respectueux des droits et libertés des citoyens, ainsi que des biens privés dont la protection de l’investissement, et la relance de l’économie nationale.

Cette démarche de l’association patronale congolaise comme il faudrait le souligner, s’inscrit dans le cadre du dialogue permanent devant exister entre les pouvoirs publics et le secteur privé.

Initiative lancée à l’époque par le ministère de l’Economie soucieux d’établir une passerelle avec le secteur privé et qui est à la base de la création du cadre permanent de concertation économique entre le gouvernement et la Fédération des entreprises économiques.

La délégation de la Fec a profité de cette occasion, pour rebondir sur le serment constitutionnel du chef de l’Etat, en lui soumettant son cahier des charges afin d’obtenir l’amélioration de l’environ­nement économique par l’assainissement du climat des affaires dans notre pays, propice à la relance de l’économie.

La sécurité juridique : encore un long chemin à parcourir

Le président Yuma et sa suite ont soulevé l’épineux problème de la sécurité juridique et judiciaire. La plupart des opérateurs économiques se plaignent en effet, des certaines lois économiques et commerciales dépassées qui ne sont pas appliquées ou le sont encore et qui requièrent actualisation dans le contexte politico-économique actuel, de celles foulées au pied par les agents de l’Etat.

La Fec relève surtout les saisies judiciaires opérées sur les comptes des sociétés, le patrimoine ou l’outil de production des entreprises, les jugements iniques et les condamnations aux fortes peines et dommages-intérêts mettant en péril la survie de l’entreprise, sans tenir compte de son impact socioéconomique dans notre pays. Ces décisions judiciaires ont poussé la plupart des investisseurs étrangers à liquider leurs entreprises, remettre au chômage de nombreux compatriotes, avant de s’envoler sous d’autres cieux plus cléments.

Ce genre des désagréments a été épinglé par les sociétés non en règle vis-à-vis du fisc et qui ont été acculées par voie de redressement, à la fermeture d’une partie ou de toute l’entreprise. Ce qui décourage les opérateurs économiques et entraîne un mouvement général de désinvestissement pour les nouveaux investisseurs.

Au-delà de la sécurité des affaires, il y a aussi la sécurité de la personne physique de l’investisseur confronté à la criminalité entretenue par la pègre.

La multiplicité des taxes et les tracasseries policières

Les opérateurs économiques se plaignent de la multiplicité des taxes et le règne des tracasseries administra­tives et policières. Tant des taxes légales perçues par les services centraux de l’Etat à Kinshasa, sont également imposées aux entreprises, dans les entités administratives décentralisées, sous d’autres dénominations, sans retombées sur l’amélioration du vécu quotidien des populations locales ou de son environnement économique. Trop des taxes en effet tuent l’activité économique.

Les opérateurs économiques font face au quotidien aux tracasseries administratives et policières des agents de l’Etat de tous ordres.

Il s’agit des contrôles pour les documents d’exploitation de l’activité commerciale, les documents comptables et les relevés de la situation fiscale. Ces contrôles sont effectués par des services différents ou par des agents d’un même service public, chacun venant à son tour, tous munis des ordres de mission à durée indéterminée.

L’assainissement du climat des affaires, c’est donc l’élimination de toutes ces tracasseries qui débutent déjà à l’arrivée des investisseurs à partir de l’aéroport international de N’Djili, qui continuent avec la réalisation de chaque étape du projet jusqu’au développement des activités.

La Fec exige donc que les investisseurs soient désormais considérés comme des partenaires du développement économique de la RDC et non comme des simples négociants à la sauvette, sans un investissement porteur de retombées positives pour la population locale.

(Yes)

J.R.T./Le Phare

Last edited: 24/04/2007 17:09:09

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