Le livre pour beaucoup de Congolais est un objet étrange. En célébrant le livre, on rend hommage à sa fonction éducative de l’humanité, de courroie de transmission.

L’humanité a commémoré hier, lundi 23 avril, la journée mondiale du livre et du droit d’auteur. A Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, les cérémonies organisées ci et là n’ont pas eu les allures d’une grande fête. Certains professionnels du livre congolais ont, chacun dans son interstice fait un état des lieux de la lecture au Congo. Des propos purement contradictoires. D’autres, par contre, faute des moyens financiers pouvant permettre l’organisation de cette manifestation, ont carrément décidé de la reporter à la date ultérieure. Une chose est certaine, c’est que le niveau de lecture est au bas de l’échelle. Les enfants n’ont pas la culture de lecture. Certaines écoles n’ont pas des bibliothèques pouvant les inciter à la lecture. Le livre perd du terrain au détriment de l’audiovisuel.
Un phénomène qui inquiète plus les éducateurs et les enseignants qui déplorent le fait que les jeunes devenus prisonniers de l’image et du son, semblent retomber dans l’analphabétisme.
Cette journée, instituée par l’UNESCO trouve son origine en Catalogne, en Espagne, où il est coutume de s’offrir, le jour de la Saint Georges, des roses et des livres. File est aujourd’hui célébrée dans plus d’une centaine de pays.
En célébrant le livre, l’on rend hommage à sa fonction éducative de l’humanité, de courroie de transmission entre les générations de plate-forme de coopération culturelle entre les peuples, de vecteur de la paix. Le livre est pour beaucoup de Congolais un objet étrange. Lire constitue pour eux un exercice fastidieux. Beaucoup de mythes, les empêchent d’accéder au livre.
D.M.M./Le Potentiel
Last edited: 24/04/2007 16:09:19