Les institutions bancaires de la RDC brillent dans le retard de paiement électronique, ce système encore peu expérimenté connaît des imperfections dues à des diverses raisons. Le système est mal connu, par conséquent il est inadapté et limité.
Considéré comme institutions fiables pour le paiement électronique, à l’instar des autres banques du monde, les institutions bancaires de la République Démocratique du Congo brillent par la lenteur.
Une lenteur qui décourage
Malgré les messages du gouverneur de la Banque Centrale du Congo, Jean-Claude Masangu, et du Directeur de Trésorerie lors du lancement officiel du Système National de Paiement Electronique en RDC, le pays connaît une lenteur en matière de paiement électronique pour plusieurs raisons à savoir : le faible taux de bancarisation de la population, la préférence de la monnaie fiduciaire avec des implications sur le coût d’impression, de transport et de manutention, le système de chambre de compensations manuelles avec de longs délais dans le règlement des transactions bancaires. Le Système National de Paiement Electronique au Congo est marqué aussi par un environnement juridique inadapté qui ne sécurise pas les bénéficiaires des instruments de paiements scripturaux et autres.
Le paiement électronique peut être pragmatique
Dans l’entendement de certains responsables d’institutions financières en RDC, notamment le Directeur de la Trésorerie, le développement de ce système de paiement doit nécessairement résulter d’initiatives destinées à élargir la gamme des instruments et services de paiement, à améliorer le rapport coût-efficacité, notamment les coûts d’exploitation et d’utilisation des liquidités ainsi que l’accès à ces moyens de paiement. L’interopérabilité et l’efficience des infrastructures bancaires et le manque de maîtrise des risques juridiques, opérationnels, financiers liés aux infrastructures de paiement font partie des problèmes.
Les problèmes les plus fréquents sur le chantier du développement du système national de paiement se résument essentiellement à une connaissance souvent inadéquate de l’étendue du système ainsi qu’une vision et un esprit d’initiative limitées, à un niveau de soutien et un engagement insuffisant de la part des parties concernées à cause d’une consultation inappropriée.
Dans le même lot de difficultés, il convient de signaler la faiblesse des moyens et des obstacles juridiques, réglementaires ou liés aux politiques publiques du marché. En réalité, à part les annonces en pompe dans les médias étrangers, le projet s’est résumé en une tempête dans un verre d’eau : pas de cahier de charge officielle. Il y en a eu qui se passe en cachette? Pas d’appel à manifestation d’intérêt et donc pas d’appel d’offre transparent. Cela finit par inquiéter les consommateurs, les banques commerciales et les entreprises.
La BCC a le devoir de recruter un consultant pour produire tous ces documents et un chef de projet pour piloter la mise en place. A force de trainer, chaque banque investit dans du matériel inutile. Chacun essaie de se construire des zones de confort induisant des surcoûts pour le client final. Entre-temps, même pour des raisons d’ordre pratique, les Congolais et résidents au Congo se dotent des billets verts pour toute transaction.
(Luc)Dorian Malembe/Magazine Entreprendre
Last edited: 24/04/2007 13:37:55