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Bonjour | 22/11/2008 15:51 | English Make DC Home page | RSS feed

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Mission du Chef d’Etat-major des Fardc en Ouganda dans le cadre des échanges réguliers entre les autorités militaires des deux pays en vue de concertations autour de la sécurisation de leur frontière commune. Le Chef d’Etat-major des Forces armées de la Rdc, le Lieutenant-général Kisempia Sungilanga Lombe, a effectué une visite de travail à Kampala sur invitation de son homologue ougandais, le Général Aronda Nyakairima. La rencontre qui s’est déroulée en présence du Commandant de la Monuc, le Général Babacar Gaye, en tant que facilitateur, s’est inscrite dans le cadre des échanges réguliers entre les Forces armées de la Rdc et la Force pour la défense du peuple ougandais en vue de consolider la paix dans les deux pays, par une meilleure surveillance des frontières communes. L’objectif de cette manœuvre est d’empêcher les groupes armés de déstabiliser l’un ou l’autre pays à partir du territoire de son voisin. Le Général ougandais a également saisi cette opportunité pour féliciter son homologue congolais et autres autorités de la Rdc pour avoir organisé des élections apaisées et installé des institutions démocratiques.

La rencontre qui s’est déroulée dans la franchise et le respect mutuel et dans une cordialité, s’est terminée par la signature d’un communiqué conjoint.

En marge de ces échanges, le Chef d’Etat major général des Fardc a rendu une visite de courtoisie au ministre ougandais de la Défense, le Dr Crispius Kiyonga, en son cabinet de travail.

Réunis dans la capitale burundaise, les chefs d’état-major de la RDC, de l’Ouganda, du Rwanda et du Burundi, ont adopté une stratégie militaire commune contre les groupes armés actifs – baptisés « forces négatives » – dans la région des Grands lacs africains, selon un document signé dans la nuit de mercredi à jeudi par les quatre chefs d’état-major. « Le gouvernement de la RDC engage (…) ses forces armées pour intensifier dès maintenant et au plus tard (dans un délai de) deux mois, son offensive contre les forces négatives basées sur son territoire », indique le texte dont l’AFP a obtenu une copie. La région des Grands lacs a sombré dans la violence et l’horreur au début des années 1990, avec le déclenchement en 1993 de la guerre civile au Burundi – dont le pays tente aujourd’hui de sortir – puis du génocide rwandais de 1994, suivi de rébellions et d’une guerre régionale africaine en RDC, opposant Kinshasa à ses voisins de l’Est.

Divers groupes armés – milices, mouvements rebelles ou bandes armées – sévissent toujours dans la région, essentiellement dans les deux provinces congolaises du Nord et du Sud Kivu, frontalières de l’Ouganda, du Rwanda et du Burundi.

La stratégie commune définie par les chefs d’états-majors prévoit également « des actions militaires conjointes » en RDC et doit être soumise aux ministres des Affaires étrangères des quatre pays, lors d’une réunion prévue le 4 juin à Kinshasa, selon le texte. « Des actions planifiées, qui peuvent comprendre des opérations transfrontalières, renforceront les actions immédiates après les deux mois », poursuit le document.

« La coordination des opérations sera conjointement exercée par le pays où sont basées les forces négatives et le pays qui aura planifié ces opérations », précise le texte. Pour un officier burundais qui a requis l’anonymat, « on vient de franchir une étape crucial dans la lutte contre les force négatives basées en RDC (…). Ce texte va nous permettre d’agir directement contre les Interahamwe (miliciens extrémistes hutus rwandais auteurs du génocide de 1994) et autres rebelles ougandais qui sont dans l’est de la RDC avec l’aval de Kinshasa », a-t-­il affirmé.

La réunion de Bujumbura a été la première entre les généraux Samuel Gahiro (Burundi), Kisempi Sungilanga Lombe (RDC), James Kabarebe (Rwanda) et Aronda Nyakairima (Ouganda), dans le cadre de la « Tripartite plus », organisation à vocation sécuritaire réunissant les quatre pays.

Buta théâtre d’accrochage éclair entre Fardc et la Police

Situation tendue hier à Buta, dans le district de Bas-Uele, en Province Orientale, entre les militaires des Fardc et les éléments de la Police nationale congolaise.

Ces derniers en colère, ont tiré des coups de feu en l’air, après l’arrestation de deux de leurs collègues par les militaires des Fardc. Selon des témoins sur place et les activistes de droits de l’homme, ces coups de feu ont duré quelques minutes, provoquant ainsi la panique au sein de la population.

Tout est parti, signale-t-on, lorsque les policiers ont arrêté deux militaires, à Koteli, à quelques kilomètres de la cité, au sein de leur sous commissariat.

Informés de la situation, les militaires de leur côté sont venus en renfort pour libérer leurs collègues en arrêtant eux aussi deux policiers sans faire usage de leurs armes. Sur leur chemin de retour, ils se sont croisés avec un autre groupe des policiers qui ont commencé à tirer des coups de feu en l’air. Il a été remarqué un déploiement intense des policiers armés sur les artères de la cité de Buta.

Les militaires également ont fait usage de leurs armes. Il y a eu échange des coups de balles. Vu l’ampleur de la situation et avec l’initiative de la Monuc, l’autorité du district a convoqué de toute urgence une réunion de sécurité du district réunissant tous les responsables concernés pour calmer les esprits et savoir l’origine de cet accrochage.

La population de Buta envahie par des Mbororo

Le ministre d’Etat en charge de l’Intérieur, M. Denis Kalume, a séjourné à Buta, chef-lieu du district du Bas-Uélé où la population, à travers l’autorité locale, lui a soumis un problème majeur : l’invasion des éleveurs étrangers dénommés Mbororo.

A la presse, Roger Sendenange, commissaire de district intérimaire de Bas-Uélé a affirmé avoir formulé des propositions aux ministres de l’Intérieur et de la Défense.

Ceux-ci étaient en visite mercredi dernier à Buta. Il a demandé à ses hôtes de faire partir de sa juridiction les éleveurs étrangers appelés Mbororo. Il s’agit des éleveurs venus du Soudan, de la Mauritanie, de la République Centrafricaine et du Tchad.

Le commissaire de district intérimaire a expliqué sa préoccupation à son hôte en ces termes : « Nous avons essayé de dire au ministre que ces gens ­là, il faut qu’ils rentrent chez eux… Soit qu’on les contraigne à partir en utilisant les moyens militaires, ou alors qu’on puisse les convaincre par la voie diplomatique parce que leur nationalité est bien connue. Ce sont des Mauritaniens, des Centrafricains, des Soudanais et même des Tchadiens. Alors, qu’on puisse négocier par la voie diplomatique afin qu’ils rentrent d’où ils seraient venus ».

Pour le commissaire intérimaire du district de Bas-Uélé, tous les moyens sont bons, pourvu qu’ils rentrent chez eux. Selon lui, la population a peur de leur présence. Roger Sendenange a affirmé que le ministre n’avait pas répondu à sa requête, mais il est optimiste.

« Il était venu écouter plus la population, c’était une sorte de sondage. Il n’a pas donné une solution, il a plus écouté ». Le ministre de l’Intérieur, Denis Kalume, s’est adressé à la population locale avant son départ de Buta. C’était mercredi soir à la résidence du commissaire de district. Selon ce dernier, le général Denis Kalume a exhorté la population au travail et à ne pas attendre que la manne lui tombe du ciel.

Uvira fait face à la circulation de trop d’armes légères

Des cas de tueries, de vols et de pillages à main armée sont devenus monnaie courante dans ce territoire, déplore le Réseau congolais d’actions contre les armes légères (RECAAL). Son modérateur, Janvier Kabwe, l’a dénoncé vendredi à l’occasion des journées de sensibilisation sur le commerce d’armes légères, rapporte radiookapi.net

Cette insécurité grandissante est la conséquence du trafic et de la circulation à grande échelle de ces armes, a fait savoir Janvier Kabwe. Selon la source, 11 personnes sont détenues depuis jeudi à la prison centrale pour vol à main armée, et plusieurs armes et effets militaires circulent entre les mains des civils. « Notre territoire est transfrontalier. Il est donc très perméable. On ne saura pas mettre un militaire à chaque mètre. On pense aux infiltrations, mais souvent il s’agit des trafiquants d’armes. Ils ont des colis, des sacs à dos bourrés de matériel lourd. Il ne peut s’agir que des armes », a déclaré le modérateur de RECAAL.

A cela, il s’ajoute la menace que représentent, d’après lui les démobilisés non pris en charge. « On ne dit pas que ce sont les démobilisés qui sont à la base de la circulation d’armes ici. Ils constituent néanmoins une menace imminente si on ne les prend pas en charge. Ils vont se débrouiller avec leurs armes. Nous savons qu’ils n’ont pas remis toutes leurs armes », a-t-il expliqué.

Janvier Kabwe invite ainsi la population d’Uvira à la vigilance pour dénoncer tous ceux qui se livrent au trafic d’armes. La manifestation organisée par RECAAL devait se poursuivre ce samedi. Elle a pour objectif d’interpeller le gouvernement congolais et de l’inviter à signer le traité sur le commerce d’armes légères prévu pour le mois de juin prochain à New York.

(Yes)

Le Palmarès

Last edited: 24/04/2007 14:55:32

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