Les fabricants d’argile un métier comme tout autre
Kinshasa, 23/04/2007 / Société
En effet, ce commerce d’argile nourrit certaine famille parce que des jeunes de Kingabwa qui creusent l’argile et les vendent au Congo-Brazzaville se prennent en charge pour leur survit.
L’argile est devenu une source d’enrichissement pour les jeunes de Kingabwa. Le quartier maman Nzenze à Kingabwa dans la commune de Limete est devenu il y a de cela deux ans un centre commercial d’argile. C’est cette terre cuite que les mamans qui attendent famille prennent souvent pour chasser la nausée.
Les jeunes qui exploitent ce commerce font le trafic entre la République Démocratique du Congo et le Congo Brazzaville. En effet, ce commerce d’argile nourrit certaines familles parce que des jeunes de Kingabwa qui creusent l’argile et le vendent au Congo-Brazzaville se prennent en charge pour leur survit.
Comment parviennent-ils à fabriquer ces baguettes d’argiles ? C’est toute une technique à faire. Ils commencent par sonder le lieu où il faut creuser avec de longues barres de fer pour savoir si à cet endroit il y a de l’argile qui convient pour être exploité.
En deuxième lieu, ils font un trou si l’endroit est favorable pour exploiter. Ils creusent des puits et extraient de la boue dans les sacs. C’est cette terre qu’ils vont cuire afin de les vendre. La vente se fait en charrette et coûte au moins de 10.000 Fc. D’autres traversent avec ces marchandises au Congo Brazzaville.
Ces jeunes gens courent de gros risques en faisant ce genre de trafic, dans lequel ils traversent le fleuve Congo en pirogue en mettant les petits sacs d’argile bien remplis en pirogue, sans tenir compte du poids de l’argile, c’est à partir de la rivière Ngwele à Kingabwa qui facilite le commerce.
Et les jeunes gens préfèrent vendre de l’argile à Brazza parce que les Brazzavillois achètent à un prix élevé. Notre gouvernement peut les encadrer par ce que l’argile est une richesse comme d’autre ; à l’aide de l’argile nous avons la possibilité de fabriquer beaucoup d’autre choses. Ces jeunes gens courent des risques par ce qu’ils ont peur de traverser sur le port, leur trafic se fait en mafia ; il sera bénéfique si l’Etat les considère. Certes, il n’y a pas de sot métier, il n’y a que de sottes gens.
(Yes)
Patricia Mpembe/La Prospérité
Last edited: 23/04/2007 13:17:00