A l’issue de la revue annuelle qui s’est déroulée récemment au cercle de Kinshasa, les participants à ces travaux ont émis le vœu de voir le gouvernement congolais allouer un budget conséquent au secteur de la santé pour atteindre progressivement la hauteur de 15% du budget national.
A l’issue de la revue annuelle qui s’est déroulée du l6 au 18 avril 2007au cercle de Kinshasa, les participants à ces travaux ont émis le vœu de voir le gouvernement congolais allouer un budget conséquent au secteur de la santé pour atteindre progressivement la hauteur de 15% du budget national.
Les participants aux travaux sur la revue annuelle ont, entre autres, recommandé la mise en place, en concertation avec les ministres du Plan, des Finances et du Budget, des mécanismes pouvant permettre l’exécution optimale du budget intégral de la santé. Ils soutiennent également l’amélioration des cadres et des conditions de travail au sein du secteur de la santé afin de permettre la production des soins de qualité à tous les niveaux.
Le gouvernement, selon les hommes de santé, devra procéder à l’organisation d’un séminaire national regroupant les médecins inspecteurs provinciaux, les ministres provinciaux de la santé ainsi que les gouverneurs de provinces, pour clarifier les attributions des uns et des autres.
Ils ont aussi demandé au ministère de la Santé de préparer les éléments de réflexion du secteur de la santé à inclure dans la loi sur la décentralisation en cours d’élaboration au Parlement. Ce ministère devra également prendre des actes administratifs pour l’application des moratoires dans le cadre de la mise en oeuvre de la SRSS. En plus de l’élaboration des prévisions budgétaires basées sur les plans d’action intégrés du ministère.
Cette institution, ont-ils ajouté, devra renforcer les mécanismes de gestion des ressources, à tous les niveaux, et ses capacités dans le suivi et le contrôle de la gestion de toutes les ressources pour la santé, et plus particulièrement, des ressources financières.
Toujours par rapport au ministère, il faut mettre en place un cadre consensuel de suivi et évaluation de la mise en oeuvre effective de la Déclaration de Paris. L’élaboration d’un plan national de développement sanitaire qui intègre les axes du document des stratégies de Croissance et de Réduction de la Pauvreté (DSCRP) est indispensable. Ils ont précisé que ce plan prendra en compte les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd).
En outre, le ministère de la Santé devra participer de près à la reforme de l’administration publique en vue de disposer des structures rationnelles, fonctionnelles, efficaces et efficientes. Et aussi, établir un calendrier annue1 sur les grands événements en rapport avec les célébrations des journées nationales ou internationales, les revues provinciale et nationale, les colloques nationaux, les fora, les réunions du comité national de pilotage de la SRSS.
Les médecins inspecteurs provinciaux, quant à eux, doivent élaborer les plans provinciaux de développement sanitaire pour la période 2007 à 2011 basés sur la stratégie sectorielle. Outre cet aspect, ils devront relever pendant la prochaine revue les facteurs favorisants et les contraintes de la mise en oeuvre de la SRSS et s’inspirer du modèle d’organisation de la province du Nord-Kivu pour l’intégration des activités de différentes interventions au niveau des Zones de santé.
Enfin, l’utilisation d’une approche de contractualisation pour augmenter la couverture sanitaire par l’intégration des structures sanitaires privées dans le système de santé est préférable. Ceux qui collaborent avec le ministère de la Santé devront passer de l’alignement politique à l’alignement technique et opérationnel dans la stratégie sectorielle du gouvernement en matière de santé conformément à la Déclaration de Paris.
Espérance Tshibuabua/Le Potentiel
Last edited: 21/04/2007 14:59:37