La crise créée à l’Assemblée nationale par la sortie fracassante des députés de l’opposition a été débattue vendredi à la réunion à huis clos des présidents des groupes parlementaires sous la direction de M. Vital Kamerhe.

Comme annoncé, il s’est tenu vendredi 20 avril dans la salle des spectacles du Palais du peuple une réunion ayant regroupé autour du président de l’Assemblée nationale, V. Kamerhe, les présidents des groupes parlementaires y compris leurs membres, ainsi que les présidents des commissions permanentes et leurs bureaux.
Au menu du programme, passer au peigne fin les revendications des députés de l’opposition après leur sortie de la plénière le vendredi 13 dernier et lesquelles conditionnent désormais leur retour à l’hémicycle du Palais du peuple.
Au titre de rappel, c’était une plénière présidée par Christophe Lutundula Apala, 1er vice-président de la Chambre basse. A ce moment-là, le président V. Kamerhe avait effectué un voyage à l’étranger.
Rentré au pays, le mercredi dernier en provenance de l’Afrique du Sud, V. Kamerhe a été informé de la situation par le vice-président, avant d’en discuter dans le cadre de la réunion des présidents.
S’en remettre au Chef de l’Etat
Malgré le caractère informel de cette réunion d’hier, le bureau de l’Assemblée nationale, notamment jusqu’au rapporteur, a marqué sa présence. Dans le camp des députés de l’opposition, une absence remarquable. C’est celle de François Mwamba, le coordonnateur de l’Union pour la nation (Un), et qui constitue ipso facto, la voix la plus autorisée de cette composante. Mais on pouvait constater la présence d’autres têtes couronnées de l’opposition comme Sessanga, Thomas Luhaka, Franck Diongo, etc.
Contrairement au programme officiel, la réunion commence à 15h45’, soit avec 45 minutes de retard. A l’entrée du président V. Kamerhe en compagnie de sa suite, ce dernier n’a eu que le temps de donner l’ordre du jour avant de congédier la presse. Les débats entre le camp de la majorité et celui de l’opposition se sont déroulés à huis clos.
Environ une heure trente après, la porte de la salle s’est ouverte et les fins limiers du Palmarès ont approché quelques honorables députés afin de leur tirer les vers du nez sur les conclusions de leur réunion.
En gros, il n’était pas encore question d’envisager le retour des députés à l’hémicycle, mais plutôt d’approfondir les discussions sur les revendications des députés de l’opposition. Puisque injonction a été faite aux dits députés de rédiger leurs revendications sous forme d’un cahier de charge, ce dernier sera déposé aujourd’hui au bureau de la Chambre basse, sous le coup de treize heures pour être transmis au Chef de l’Etat.
Le lundi, V. Kamerhe donnera les réponses aux députés. Ce faisant, tout porte à croire que la dernière décision de ce groupe de députés dépendra de la réaction du Chef de l’Etat, laquelle sera communiquée aux députés par le biais du président V. Kamerhe. Soit pour l’apaisement de la crise, soit pour la radicalisation de la position.
Mais, une note de gaieté tout de même. C’est la reconnaissance, par les députés de l’opposition, du mérite du président Kamerhe comme rassembleur et unificateur. Grâce à cette attitude conciliatrice, la réunion de vendredi s’est tenue jusqu’à la fin.
Kamerhe confiant sur les pistes de solution

La première personne à approcher est le président Kamerhe lui-même. Tout comme Franck Diongo (de l’opposition) qui parlera après, le président de la Chambre basse s’est montré optimiste quant à la fin de la crise.
Vital Kamerhe : « La réunion était pour examiner les problèmes politiques qui s’étaient posés à mon absence, à la sortie de l’Opposition de la salle. J’ai enregistré les revendications et nous avons échangé avec eux. Il y a des pistes de solutions que nous avons effleurées ou explorées avec eux. Je pense que les choses vont aller de l’avant. Et tout ce que je peux vous dire à ce stade, est que les choses se sont bien passées ».
Franck Diongo: « Au stade actuel, il n’est pas encore question de reprendre les travaux de la plénière. Nous félicitons le président de l’Assemblée qui a pris l’initiative d’apporter des réponses aux préoccupations en termes de respecter la procédure. Déjà les députés de la majorité avaient une attitude déplorable. Nous devrions encore quitter cette réunion informelle. Heureusement que le président a essayé de rappeler tout le monde à l’unité et à l’entente. Samedi à 13 heures, nous allons de poser notre cahier de charge.
Lundi, le président va nous répondre, parce que ce cahier de charge sera transmis au Chef de l’Etat. La majorité a tout intérêt à donner des réponses aux préoccupations de l’opposition et de la population. Car, sans l’opposition, il n’y a pas de démocratie ».
(Yes)Le Palmarès
Last edited: 21/04/2007 15:02:36