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La Miba sur les traces de la Gécamines

Kinshasa, 20/04/2007 / Economie
Pour sauver la Miba, son outil de production doit être réhabilité de manière à augmenter la production. Le gouvernement est appelé à sécuriser ce site contre des creuseurs clandestins. La Minière de Bakwanga, autrefois fleuron de l’économie congolaise, bat de l’aile depuis qu’elle est  rongée par des maux qui s’appellent : vétusté de l’outil de travail, arrêt de la production, non payement du personnel, insécurité du fait de la présence dans le site des creuseurs clandestins et autres marginaux armés, suppression des avantages sociaux (distribution de vivres aux travailleurs).

La somme de ces maux fait que la situation dans cette entreprise mixte où l’Etat dispose de 80% de parts sociales contre 20% au partenaire belge Sibeka dont les parts viennent d’être rachetées par une société panafricaine « Mwana africa » pour 11 millions de dollars, parait plus grave que celle qui a prévalu dans l’autre géant économique de l’ex-Zaïre, la Générale des carrières et des mines (Gecamines).

Cette situation s’est exacerbée par l’assassinat spectaculaire de trois gardes abattus à bout portant, au sein même des installations de la Miba à Mbuji Mayi.

L’agression armée, suivie du pillage de plusieurs carats de diamant dont la valeur n’a pas été révélée, a fait six blessés. Alors que les employés accumulent plusieurs mois d’arriérés de salaires, les hauts cadres du Comité de gestion, accusés de négligence coupable, vivent dans l’opulence, étalant un luxe insolent, qui semble être à la base du mécontentement des travailleurs.

La sécurité de l’entreprise, autrefois assurée correctement par un système ultra protégé, n’est plus qu’un souvenir. Pour parer au risque que court la Miba vers sa mort, l’Etat congolais débiteur d’une bagatelle somme de 64 millions à cette société, doit commencer par libérer, ne fut-ce que par tranche, cette dette afin de permettre à la Miba d’assurer des salaires décents à ses employés et d’honorer d’autres obligations sociales.

L’outil de production est appelé à être réhabilité pour augmenter la productivité.

Le gouvernement doit surtout prendre ses responsabilités pour assurer la sécurité du site de cette entreprise de production de diamants dont la contribution au fonctionnement de l’Etat n’est pas négligeable.

APA

Last edited: 20/04/2007 17:28:29

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