Des contrevenants à cette décision officielle conjointe des ministères de l’Economie et de l’Industrie subiraient les peines prévues à l’article 1 du Décret du 26 juillet 1910, relatif à la fabrication et au commerce des denrées alimentaires.
Est interdit sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo le commerce d’alcools, eau-de-vie et liqueurs conditionnées dans des sachets. «Telle est la substance d’un arrêté interministériel que viennent de prendre, depuis le 12 avril dernier, le ministre de I’Economie nationale, Sylvain Joel Bifwita et son collègue de I’Industrie, Simon Mboso Kiamputu.
L’arrêté qui porte le n°OO1/CAB/ MIN-ECO/2007 et OO1/CAB/MIN/IND/2007, soumet les contrevenants aux peines prévues à I’article 1,30 du Décret du 26 juillet 1910 relatif à la fabrication et au commerce des denrées alimentaires. Un véritable test pour les deux ministres qui savent pertinemment bien qu’hormis quelques débrouillards congolais qui s’essayent dans I’empaquetage d’eau, le commerce d’eau en sachet symboliquement baptisée «eau pire» ainsi que de toutes ces liqueurs en sachets qui font de véritables ravages dans les milieux des jeunes est essentiellement le fait des sujets expatriés indopakistanais qui n’ont cure des lois congolaises parce que bénéficiant de la protection de certains hauts gradés de I’Armée et de la Police.
On se rappellera que le président de la commission interministérielle de lutte contre la drogue, l’Inspecteur Mpini Moke a plusieurs fois sonné l’alarme sur ces produits nuisibles à la santé. Tout s’est limité au niveau de sa bonne fois parce que n’ayant pas bénéficié de la collaboration de ceux qui sont sensés et habilités par la loi de mettre hors d’état de nuire tous ces malfaiteurs. Sylvain Joël BifwiIa, le ministre de I’Economie qui a réussi à mettre au pas les cimentiers et leurs revendeurs en ramenant le prix du sac de ciment à 10 dollars ne va certainement pas accepté que ce bel élan qu’il a pris et qui lui vaut I’estime des consommateurs ne s’estompe à ce niveau. II en est de même du ministre Simon Mboso dont on connaît la détermination.
II appartiendra donc à I’un et à l’autre, de même qu’à tous les autres honnêtes citoyens, de dénoncer tous ceux qui se mettront en travers des dispositions de cet arrêté. Tous les donneurs de la mort par la vente d’eau de pluie en sachet ainsi que tous les fabricants de ces liqueurs en sachets qui nourrissent les «kuluna» et sèment la désolation dans les quartiers doivent donc être rappelés à I’ordre. Ils peuvent convertir leurs fabriques de la mort à des unités de production positive.
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Last edited: 19/04/2007 19:14:19