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En Rdc, les auteurs des livres n’ont vraiment pas de place sous le soleil. A l’instar des musiciens, ils ont aussi droit à la protection et à une rémunération appelée droit d’auteur. Le 21 avril 2007, l’humanité célèbre la journée internationale des droits d’auteur. L’Ong Club Unesco Ecrivain et Illustrateur « Ecril » se prépare à commémorer à sa manière cet événement. La situation des auteurs des livres en RDC est alarmante. Les écrivains ne sont pas protégés. D’où l’appel lancé à l’autorité pour leur prise en compte.

Le club Unesco Ecrivain et Il­lustrateur « Ecril » vient d’être retenu pour la seconde fois par le secrétariat général à la Fran­cophonie pour organiser une gamme variée d’activités à l’in­tention de la jeunesse congolaise au collège Père Pierre Nengende dans la commune de Limete.

Initialement prévues pour les dates du 23 et 24 mars 2007, les activités ont été reportées aux 20 et 21 avril 2007. « Nous fêterons, en plus de la francopho­nie, la journée internationale des droits d’auteur. Il est prévu, entre autres, la remise des prix aux lauréats du concours spé­cial francophonie 2007 et le lancement du livre sur « Les droits de l’Enfant » produit par ce club que dirige Dieudonné Likambo Kwadje.

En sa qualité de défenseur des droits de l’enfant, Likambo a fait savoir que « dans notre pays, spécifiquement à Kins­hasa et dans d’autres grandes agglomérations citadines du Congo, nous sommes en panne de la prise en charge des enfants et des grands jeunes.

Il est temps pour nous de décrier l’hégémonie dominatrice des anti-valeurs qu’apprennent les enfants dès leur prime enfance : le mensonge en société pour réussir à tout prix au détriment des autres et du bien commun, la fraude dans toutes relations pour gagner rapidement de l’argent, la jalousie, l’intolé­rance, la haine, la tricherie organisée par les adultes (parents et maîtres) pour l’achat de bulletins et diplômes fictifs, jusqu’à l’université  sans oublier la violence étalée sous leurs yeux, sous divers modes, de la TV à la guerre fratricide dont beaucoup d’enfants ont été forcés de devenir des acteurs invo­lontaires ».

Francophonie et droits d’auteur

« Ces dernières décen­nies, nous constatons que dans notre pays, la majorité de Congolais parlent mal non seulement le français mais aussi les langues locales et leurs propres dialectes. Ils ne fournissent pas d’effort pour lire, se former et s’informer.

De nos jours, les adul­tes sont incapables d’encou­rager les enfants à la lecture des livres autres que les ma­nuels scolaires. Les jeunes des agglomérations citadines ont honte de parler non seulement leur dialecte mais aussi le français, ils déforment même les langues locales. Si nous ne faisons pas attention, nos dia­lectes risquent de disparaître un jour tandis que les langues locales qui sont très mal parlées feraient perdre aux Con­golais leur identité », souligne l’économiste Likambo.

En RDC les auteurs des livres n’ont vraiment pas de place sous le soleil. A l’instar des mu­siciens, les écrivains congolais ont aussi droit à la protection et à une rémunération appelée droit d’auteur.

(Yes)

Godefroi Ngamys/Le potentiel

Last edited: 19/04/2007 17:52:50

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