Selon le ministre de PTT, dans un document remis à la presse officielle, il était tout simplement habité par le souci d’étouffer une pratique illégale, en s’appuyant sur une lettre du ministère des Finances, datant du 24 juin 2006.
Il n’y a pas eu de détournement des deniers publics au cabinet de ministre des PTT, indique un document de ce ministère remis à l’ACP à la suite d’une dénonciation, par une certaine presse, d’un détournement de l’ordre de 34.200.000 FC dont le ministre Kyamusoke aurait été bénéficiaire, en complicité avec le secrétaire général et certains directeurs.
Selon la source, il s’agit en réalité du refus des agents de se départir des pratiques illégales, aujourd’hui décriées. En effet, indique M. Kyamusoke, la dotation de fonctionnement autour de laquelle gravite cette affaire, était affectée, avant son avènement au ministère des PTT, à la motivation des agents, pratique qui, selon lui, consacrait un détournement des deniers publics sur la base de l’article 145 du code pénal, livre II, et de la loi financière.
Pour éviter de demeurer dans l’illégalité et face à l’effondrement des conditions de travail des agents de son ministère, le ministre Kyamusoke a décidé, à propos de cette dotation de s’en tenir aux dispositions légales édictées par la loi financière, et spécialement la lettre du 24 juin 2006 du ministre des Finances, en affectant ce fonds comme prévu au fonctionnement des services et non au bénéfice des individus.
Cette nouvelle vision du ministre avait été, du reste, unanimement acceptée, lors d’une séance de travail le 19 mars 2007, entre le ministre, les membres du cabinet, le secrétaire général et l’intersyndical des PTT. Ainsi depuis l’arrivée de M. Kyamusoke à la tête des PTT, le fonds de fonctionnement est affecté aux services du secrétariat général, aux six (6) directions de l’administration centrale et aux onze divisions provinciales.
Mais de là, à y voir un détournement au profit du ministre relève de l’irresponsabilité et d’une intention délibérée de nuire à l’honorabilité de ce dernier, indique la source, qui relève par ailleurs le manque d’objectivité du média à l’origine de cette fausse information, lorsqu’il parle, sans preuves, du « passage non fameux » de M. Kyamusoke à la direction générale des impôts (DGI).
Selon le document du cabinet du ministre des PTT remis à l’ACP, aucune action judiciaire n’a été initiée contre M. Kyamusoke pendant ses fonctions de directeur dans différents services tant centraux que provinciaux de la Dgi.
ACP
Last edited: 18/04/2007 14:50:51