Il faut dire que ces esthéticiens d’infortune sont très disponibles et même prêts à se déplacer à domicile afin de soigner les ongles de leurs clientes et clients. Ces bana vernis, dispensent des soins esthétiques de bonne qualité à vil prix.
Le travail auquel s’adonne actuellement les jeunes appelés communément « bana vernis » supplante carrément celui des esthéticiens de formation. Ils sont partout : sur les grandes artères, dans de bars ou terrasses, au marché, à l’école, et parfois même dans les églises, en vue de traquer des clients potentiels. Munis d’un matériel limité, ces amateurs font des prouesses et commencent à inquiéter sérieusement les professionnels qui se cramponnent jusqu’à ce jour à demander au moins cinq dollars américains pour un simple soin des ongles. On les reconnaît dans tous les coins de rue grâce au bruit qu’ils provoquent par le frottement de deux bouteilles qu’ils ont l’habitude de tenir entre les mains. C’est un signal connu de toutes les habituées qui les interpellent à l’occasion, afin de bénéficier de leurs services.
Il faut dire que ces esthéticiens d’infortune sont très disponibles et même prêts à se déplacer à domicile afin de soigner les ongles de leurs clientes et clients. En clair, la propreté des ongles et orteils n’est plus un problème pour les femmes et les filles congolaises. Il suffit pour s’en convaincre de sillonner les grandes artères de la capitale pour voir comment la gente féminine s’adonne à cette pratique qui dans la plupart de cas ne tient compte d’aucune notion d’hygiène.
Ces « bana vernis » dont l’âge varie pratiquement entre 15 à 18 ans, dispensent des soins esthétiques de bonne qualité à vil prix. Ils n’ont peut-être pas de matériel approprié, mais toujours présents lorsqu’on a besoin d’eux. Avec une modique somme de 100 FC, ces jeunes gens sont à mesure de soigner, entendez vernir, nettoyer ou limer les ongles les plus malades. Ce, à l’aide d’un liquide appelé “durcisseur” qu’ils conseillent à l’intéressée d’utiliser régulièrement pour laisser pousser les nouveaux ongles. Dans des cas extrêmes, ils élisent domicile dans le grand marché où ils sont obligés de s’incliner aux caprices des vendeuses. Face au coût élevé de ces professionnels et les bana vernis, le choix est clair pour ces femmes et jeunes filles qui vivent avec un dollar par jour.
Doudou Esungi/L’Avenir
Last edited: 16/04/2007 14:28:39