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Bonjour | 22/11/2008 15:33 | English Make DC Home page | RSS feed

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Il s’agit ici du théâtre éducatif. L’assistance intervient au terme du spectacle pour mieux appréhender le sujet. Sur scène les comédiens condamnent toutes sorte de violences ? « J’ai été violée et retrouvée grosse. Je suis indignée et humiliée quand je vois mes violeurs bénéficier de l’amnistie internationale ». Le théâtre de rue pour sensibiliser sur la lutte contre l’impunité et les violences faites à la femme. En tournée dans des lieux publics, le théâtre des « Inattendus » sont plus proches de la population. Les conséquences de ces actes ignobles sont néfastes et parfois peuvent paralyser toute la vie.

La pièce « Mboyo » de Lele Michoux Bossay circule, depuis dans les rues de Kinshasa. Et le message contenu passe promptement. L’Université catholique « IFA » a ouvert une série de productions en mars dernier. L’étudiants et étudiantes se sont bousculés à l’entrée de la grande salle. La pièce dans une mise en scène de l’auteur, a retenu l’attention des spectateurs.

Réitérée devant un autre public des établissements scolaires et marches, des églises et places publiques, là aussi, le succès est éclatant. Ces productions ont bénéficié de l’appui de Gender Office de la Monuc et de l’apport de la population.

Il s’agit ici du théâtre éducatif. L’assistance intervient au terme du spectacle pour mieux appréhender le sujet. En somme. « Mboyo » en appelle au respect des droits humains, à la justice et au développement. Sur scène les comédiens condamnent toutes sortes de violences.

Soutenir les initiatives

L’une des phrases saisissantes des acteurs : « La vie humaine  est sacrée. La violence n’est pas innée. Elle est construite dans la société. Celle-ci doit, pour ce faire l’éradiquer en sanctionnant les auteurs ».

Les femmes sont victimes de plusieurs violences. Aujourd’hui, beaucoup de femmes ont été atteintes dans leur dignité et intégrité physique et morale, etc. La culture de l’impunité a pris de l’ampleur en RDC. Répandue, que permet de répétitions de crimes.

Aujourd’hui, ce que vit la femme reste les conséquences de l’éducation donnée à la lute par la société (les traditions et coutumes) dès le bas âge, d’un être qui ne pourra avoir de la valeur qu’à côté de l’homme. Et cela, a freiné l’élan du développement. A travers ce spectacle, les artistes analysent que la RDC qui, depuis, a relégué la femme au second plan, a aujourd’hui compris que le développement ne peut se faire sans les femmes.

Interpellation !

Ainsi, pour sortir de ce branle-bas, la société doit revoir et remettre en cause certaines règles défavorisant la femme afin d’arriver à la parité qui est une des possibilités de conjuguer le développement et la justice. Le développement d’une communauté nécessite l’implication, la contribution de sa population et de l’effort de tout un chacun qui, dans sa parcelle de responsabilité, doit pouvoir apporter son savoir pour soutenir les initiatives.

L’on ne parlera pas de développement aussi longtemps que, la femme continue à subir des violences. Et que l’on voit les auteurs circuler librement sans êtres inquiétés. « J’ai été violée et retrouvée grosse. Que dois-je faire ? J’ai finalement accouché. Je suis humiliée et indignée quand je vois mes violeurs bénéficient de l’amnistie internationale... ». Ces phrases de Mboyo qui agit en faveur de la suppression totale de la violence sexuelle à l’égard de la femme, interpellent les autorités et la Société à pouvoir sanctionner ceux qui commettent ces actes.

Dieumerci Monga Monduka/Le Potentiel

Last edited: 13/04/2007 18:36:48

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