Le dossier de la société diamantaire Miba, poumon vital de la ville de Mbuji-Mayi et de la province du Kasaï Oriental, a été étalé dans toutes ses tragiques facettes dans l’intervention du député Tshibangu et la réplique de la ministre du Portefeuille.

La question orale adressée à Mme la ministre du Portefeuille, Jeannine Mabunda, a porté sur la situation actuelle de la société Minière de Bakwanga (Miba) et ses conséquences socioéconomiques. Il lui a été demandé de faire l’état des lieux de cette société.
Brossant le tableau sombre de la Miba, actuellement à l’agonie, Jeannine Mabunda a indiqué que, selon l’audit diligenté en mars 2006 par le Comité de pilotage pour la réforme des entreprises publiques (Copirep) auprès de la Miba, « le chiffre d’affaires de cette entreprise, durant les exercices 2002, 2003 et 2004, a été en moyenne de 95 millions USD, soit environ 24% de la valeur des exportations officielles du pays ».
La Miba à l’agonie
Et de faire remarquer qu’en 2004, « le besoin en fonds de roulement se chiffrait à 12,1 millions USD. Ce qui démontre que la société n’est pas en mesure de faire face à ses dettes à court terme ».
La ministre du Portefeuille a également relevé l’importante créance nette de 64 millions USD que la Miba détient sur l’Etat congolais. Situation qui a, a-t-elle noté, « pénalisé significativement la société ne lui permettant pas d’avoir les fonds nécessaires au financement de ses investissements (nouveaux et de renouvellement) ».
Elle n’a pas oublié de parler d’activités sociales de cette société dans la ville de Mbuji-Mayi, pour le compte de l’Etat, dont les charges sont estimées à 16 millions USD par an. Seulement, a-t-elle dit, 4,5 millions USD sont réfacturés.

A noter que la vétusté de l’outil de production, l’insécurité généralisée au polygone minier de la Miba, les actes de vandalisme et de sabotage des engins miniers sont notamment les maux qui rongent cette entreprise.
Et Jeannine Mabunda a suggéré quelques pistes de solutions d’urgence pour la relance de la production.
Pour sa part, le ministre de la Défense nationale, Tshikez Diemu, devait répondre aux questions relatives à l’insécurité persistante à Walungu au Sud-Kivu, à la situation sécuritaire dans les districts de l’Ituri, du Bas et Haut Uélé dans la province Orientale et à la problématique du mixage des Forces armées de la RDC au Nord-Kivu et ses conséquences.
Malheureusement, la coupure du courant électrique a interrompu son intervention. Ce qui a amené tous les députés à vider l’hémicycle du Palais du peuple, sans que le président de l’Assemblée nationale n’ait dit quoi que ce soit pour une poursuite éventuelle de la plénière.
(Yes)Le Potentiel
Last edited: 12/04/2007 19:19:16