Riche d’un passé exceptionnel, la langue française rencontre des questions éminemment contemporaines dont celle de la mondialisation, elle même en lien étroit avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication.
Une conférence portant sur « la francophonie comme métaphore humaniste de la mondialisation » a eu lieu samedi dernier au Centre culturel français (CCF) de Kinshasa. Animée par Nicole Koualayan, enseignante à l’Université de Toulouse le Mirail, la rencontre a connu une ambiance effervescente.
La langue française est un phénomène complet qui touche à l’histoire et à la géographie. Mais aussi à la psychologie, à la politique, à la création et à la technique. Il y a la langue de la petite enfance, celle que l’on dit maternelle, il y a celle de l’Académie, celle du rap, de Senghor, d’Aimé Césaire...
Riche d’un passé exceptionnel, la langue française. Selon l’oratrice, rencontre aujourd’hui des questions éminemment contemporaines dont celle de la mondialisation, elle même en lien étroit avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication (Ntic). Or, longtemps dominante sur la scène internationale, la langue française est soumise à cette rude concurrence que la mondialisation de l’économie et l’expansion du réseau Internet transforment en autant de défis essentiels qui devront être surmontés du mieux possible.
Cette conférence rassemble certains éléments qui semblent intéressants pour conduire une réflexion sur « le pourquoi » et « le comment » de la relation francophonie - mondialisation. « Une de nos idées de départ étant que la francophonie, de son caractère intrinsèquement constituer un atout positif dans le processus de la mondialisation » , a indiqué Mme Nicolas Koulayan, présidente de l’association Mosaïque du Monde, soulignant que la mondialisation symbolise à la fois la fin des distances physiques et la prise de conscience de l’importance considérable des distances culturelles.
Racines culturelles du monde
Or, organiser la cohabitation culturelle demeure une condition de la paix, et la francophonie fait partie des racines culturelles du monde car, il n’y a pas de culture sans langue. C’est pourquoi la francophonie n’est pas un aimable reste de la puissance passée de la France, mais bien une chance pour tous les peuples qui partagent cette langue et ses valeurs. Une chance pour apprivoiser cette mondialisation dépourvue de sens comme la jungle économique. La diversité culturelle est la condition de la mondialisation et non pas un obstacle.
Dieumerci Monga Monduka/Le Potentiel
Last edited: 11/04/2007 17:39:08