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C’est en priorité au ministère de la Culture et des Arts que revient la charge de la promotion du cinéma d’animation. Les centres culturels étrangers installés à Kinshasa sont la plaque tournante de la culture. Seulement « même là, nous déplorons la manière dont la sélection des artistes et des projets culturels se fait ». Le Congo devrait clas­ser la culture parmi ses ri­chesses. On reconnaît, par exemple que la musique con­golaise a le mérite d’être leader en Afrique depuis l’époque coloniale.Dans le domaine des arts, les artis­tes congolais se défendent bien. La Rd-Congo figure aussi parmi les pionniers du cinéma africain.

Déjà vers les années 50, le film de « Mboloko et Nkoy » figurait en bonne place. Que reste-il du cinéma d’animation au Congo? Point n’est besoin d’être expert pour constituer la quasi disparition de cet art. Comme les espèces en voie de disparition, le dessin animé au Congo est compa­rable au Panda de Chine, au Bonobo ou à l’okapi. Cet un art qui devrait être nourri, protégé et promu non seu­lement pour pérenniser sa réalisation mais aussi renta­biliser l’image de « Walt Disney ».

C’est en priorité au ministère de la Culture et des arts que revient la charge de la promotion du cinéma d’animation. Soulignons que les centres culturels étran­gers installés à Kinshasa sont la plaque tournante de  la culture. Seulement, même là, nous déplorons la ma­nière dont la sélection des artistes et des projets cultu­rels est faite.

Pour qu’un projet puisse être retenu, les artistes sont souvent sou­mis à plusieurs acrobaties. Il semble qu’on exige à certains d’entre eux des « commis­sions ou encore d’avoir des accointances » avec les sé­lectionneurs. Alors que de­vient l’objectivité? Pis en­core, il paraît que l’auteur du projet court le risque de se faire plagier et pourquoi pas se faire rouler tout simple­ment. Quant aux grands sponsors, ils agissent pres­que en prédateurs et affai­ristes. Leurs intérêts écono­miques priment sur la promo­tion de la culture.

Ils veulent connaître les intérêts immédiats. Ils ne voient même pas ce que le projet peut produire à long terme. L’artiste congolais est toujours un enfant aux pa­rents pauvres. Le cinéma d’animation, au-delà du bon­heur qu’il procure aux petits et grands cinéphiles, offre également des possibilités d’une rentabilisation à l’échelle industrielle.

Ainsi il est des films tel que Shrek 2 qui rapporte plus de 400 mil­lions de dollars rien qu’en Amérique du Nord avec des activités connexes telles les parcs d’attractions, l’utilisa­tion des personnages du dessin animé dans divers sup­ports (ketchs, chaussettes, T-shirt, montres, jouets pour enfants, etc.). Il est temps qu’une attention particulière soit accordée au cinéma d’animation par différents acteurs du secteur de la cul­ture afin de sauver cet art en République démocratique du Congo.

Patou Kanzi/L’Avenir


Last edited: 10/04/2007 17:13:20

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