La température est montée d’un cran quand le groupe interprète les chansons « Ye te », « Show me the way », « walter ». La chorégraphie a été assurée par sept danseurs dont le doyen Zimbabwéen.

Jeudi 05 avril, le musicien Papa Wemba a démontré qu’il a compris son rôle de porte-étendard de la musique congolaise moderne. Un concert haut en couleurs dans une salle Brel pleine à craquer. Depuis la sortie en 1996 de l’album « Emotion ». Papa Wemba a perdu sa ligne tracée. Depuis près de dix ans, Papa Wemba s’est désintéressé de la musique acoustique pour se lancer dans ce qu’il a appelé « Mama e mama e ». L’année dernière, il réapparaît dans les concerts acoustiques. Cette année, il est programme au CWB où il a donné un concert haut en couleurs. Le monstre sacré de la rumba rock, comme l’avait surnommé François Bellorgey, ancien directeur du Centre Culturel français, à la magie de la scène. L’ambassadeur contre les mines antipersonnel à fait découvrir au public ses nouvelles recrues, des jeunes pétris de talent.
Pendant plus d’heure, le leader de l’Afro-Pop a tenu le public en haleine. Parmi les oeuvres exécutées, il y avait « ainsi soit-il », « Relongh », « Congo moko ». « Show the way », Bakuetu », « Walter », « ye te », « Mama », « Linibisa ». « Fula ngenge », etc.
Selon Papa Wemba, ce concert a été joué sous le signe de la relève. Ils sont tous jeunes, mais ils ne manquent pas de talent, les Bana Malongi sont ces chanteurs-là.
Il s’agit entre autres de Djo le Noir, Wadilo Mfumu, Archange, Boa Vida, Echapoule et Le Blanc. La température est montée d’un cran quand le groupe interprète les chansons « Ye te » Show me the way », « Bakuetu », « Walter ».
La chorégraphie a été assurée par sept danseurs dont le doyen Zimbabwe et par l’exhibition de la danse avec les Grongnons.
Avec les Bana malongi, le groupe de Kuru a retrouvé le chant harmonieux et correct, sans fioriture. L’œuvre « Congo moko » de Papa Wemba qui parle de l’unité du peuple congolais, a interpellé le public. C’est une chanson avec des extraits de visionnaires et amoureux des airs nationalistes comme « Ebale ya Congo » de Grand Kalle. « Congo, molili » de Essous Jean- Serge « Le Bûcheron » de Franklin Boukaka et « Indépendance cha Cha » de Roger Izeidi. A travers cette oeuvre, l’auteur interpelle l’autorité politique à s’associer au peuple congolais, pour mener à bon port le pays et à bannir la dictature et le régime totalitaire.
(Ern.)Jeannot Ne Nzau Diop/Le Potentiel
Last edited: 09/04/2007 19:08:09