Le terrain situé ŕ la premičre rue ŕ Limete, en face de la Paroisse Saint Raphaël, est partiellement envahi par des occupants illégaux qui y ont érigé des habitations de fortune. Ces habitants dont les logis, juste ŕ côté du Boulevard Lumumba, font la différence avec les bâtisses voisines, s’exposent ŕ des maladies diverses ŕ la suite de mauvaises conditions de vie dans lesquelles ils vivent. Il importe que l’autorité compétente y veille !
Cela paraît invraisemblable, mais la réalité crčve pourtant les yeux, au vu de l’envahissement dune partie du terrain des Travaux Publics, ŕ la 1čre rue Limete, pratiquement en plein boulevard Lumumba, par des sans logis, autrement appelés Sans domicile fixe (Sdf).
Ils ont squatté cet espace en érigeant des logis de fortune faits ŕ l’aide d’objets hétéroclites dont des cartons, des morceaux des pagnes et des plastiques, des tôles rouillées etc. Un paysage pas vraiment beau ŕ voir qui contraste malencontreusement avec le décor du coin.
Mais d’oů viennent ces familles nombreuses qui occupent illégalement cet espace depuis pies d’un mois ? S’interroge l’opinion.
Plusieurs raisons qui justifient cette occupation sont avancées. Pour certains, ces occupants seraient venus de Kingabwa oů ils auraient été délogés d’un terrain occupé anarchiquement, aprčs qu’ils eurent été dédommages. Une somme forfaitaire leur aurait été remise devant leur permettre de trouver un logis. Pour d’autres, ces familles seraient des proches parents des soldats victimes de la guerre.
Mais ce qui nous intéresse, ce ne sont pas toutes ces raisons sus-évoquées, d’autant plus que dans une certaine mesure, ces occupants ont aussi droit ŕ la vie. Mais ce qui nous semble anormal, c’est le fait qu’une indifférence totale soit affichée par les autorités, particuličrement le patron de la ville de Kinshasa qui laisse faire.
Comme on peut sen apercevoir, sur le plan ornemental, ce type d’occupation ternit davantage l’image déjŕ pas « trop belle » de la ville de Kinshasa. Hormis cet aspect, il y a lieu de craindre que ce site ne puisse devenir un foyer d’oů pourrait partir certaines épidémies au vu des conditions dans lesquelles ces Sdf vivent. Il est d’avis qu’ils n’ont męme pas d’installations sanitaires. A peine si l’on peut croire qu’ils ne se soulagent pas dans des sachets qu’ils jettent par la suite dans la rivičre ŕ côté.
En tout cas, le moins que nous puissions dire, c’est de souhaiter qu’une solution urgente soit trouvée en faveur de ces occupants, au nom de l’assainissement de la ville qui ne devrait pas ętre vu, comme un simple slogan.
(CP)