Pour le Saint-Père, il y a lieu de craindre pour le processus démocratique en République démocratique du Congo.

Dans son message pascal, le pape Benoît XVI a fustigé quelques foyers de tension qui font craindre le pire dans le monde.
En effet, profitant de son traditionnel message « Urbi et orbi » prononcé à partir du balcon de la place Saint-Pierre, le Saint Père a fait parler son cœur au sujet des violences dans le monde.
Dans la foulée, Benoît XVI n’a pas oublié notre pays au sujet duquel il a déploré les derniers affrontements et pillages « qui font craindre pour l’avenir du processus démocratique congolais et pour la reconstruction du pays ».
Le Pape s’est aussi lamenté du fait que « rien de positif ne vient de l’Irak, déchirée par des massacres continuels tandis que des populations civiles s’enfuient ».
A propos de l’Afghanistan, il a déploré « une tension et une instabilité croissantes ». Le chef de l’église catholique a aussi fait part de ses inquiétudes au sujet « des conditions dans lesquelles se trouvent de nombreuses régions d’Afrique ». Allusion faite ici au Darfour, à la Rdc et à la Somalie où la reprise des combats, éloigne la perspective de paix et accroît la crise.
Enfin, le Saint-Père s’est appesanti sur la situation au Moyen-Orient, particulièrement au Liban où « la fragilisation des institutions politiques menace le rôle que le pays est appelé à jouer dans cette région et hypothèque gravement l’avenir ». Maigre consolation : le Pape a fondé son « espérance dans le dialogue entre Israël et l’autorité palestinienne ».
« Que de blessures, que de souffrances dans le monde », s’est exclamé Benoît XVI, citant les « calamités naturelles » et les « tragédies humaines qui provoquent d’innombrables victimes ». Il a adressé ses vœux à tous les peuples en 62 langues et prononcé sa bénédiction devant des dizaines de milliers de fidèles massés à la place St-Pierre au Vatican.
Dans un long message en italien, Benoît XVI a aussi appelé les chrétiens à garder la foi apportée par la résurrection du Christ malgré la souffrance, le mal, les injustices, la mort, spécialement lorsqu’ils frappent des innocents, comme les enfants victimes de la guerre et du terrorisme, de la maladie et de la faim ».
A Jérusalem, des milliers de chrétiens d’Orient et d’Occident se sont rassemblés dimanche dans les rues de la vieille ville et à l’église du Saint-Sépulcre. Des le début de la matinée, la messe y a été célébrée à cinq reprises par les églises syriaque, copte; catholique, arménienne et grecque orthodoxe en raison de la coïncidence, pour la première fois depuis 20 ans, des calendriers julien et grégorien.
La fête de Pâques chrétienne coïncide cette année également avec la Pâque juive, dont la célébration s’étend sur une semaine et s’achève le 9 avril. En Ukraine, la célébration a eu lieu sur fond de crise politique.
Gâteaux aux couleurs de leur parti, messes et bénédictions : plusieurs centaines de supporters du Premier ministre ukrainien Viktor lanoukovitch ont donné un accent spécial dimanche à leur protestation contre la dissolution du parlement par le président pro-occidental Viktor louchtchenko. En Grèce, les orthodoxes, dont la Pâques coïncide cette année avec celle des catholiques, se sont réunis en famille pour déguster le traditionnel agneau pascal.
En Grande-Bretagne, la reine Elizabeth II a assisté dimanche en compagnie d’autres membres de la famille royale à la traditionnelle messe pascale en l’église du château de Windsor, à l’ouest de Londres.
Le Potentiel
Last edited: 09/04/2007 14:10:43