Sur le terrain, l’on constate exceptionnellement la destruction des croix, le non entretien de l’espace sépulcral, envahi présentement par des hautes herbes, laissant voir un spectacle désolant et écœurant pour les cœurs sensibles ainsi que pour les membres de la famille de ces 3.000 boyomais.
La population du Chef lieu de la Province Orientale, s’indigne et s’inquiète en même temps, de la profanation et de la disparition à petit feu, du Cimetière dit de la « Croix-Rouge », situé à proximité de l’hôpital général de référence de Kisangani. Ce cimetière était érigé pour inhumer les trois mille (3.000) victimes de la guerre de 6 jours, à l’issue d’un affrontement sanglant qui avait mis aux prises, les troupes armées rwandaises et ougandaises en juin 2000. Tous les habitants ou presque, sont unanimes à croire, que cette destruction et abandon sont faits à dessein dans le but de faire disparaître les traces de cette guerre meurtrière, commanditée par l’étranger.
Et pour le compte de qui ? S’interrogent-ils. Sur le terrain, l’on constate exceptionnellement la destruction des croix, le non entretien de l’espace sépulcral, envahi présentement par des hautes herbes, laissant voir un spectacle désolant et écœurant pour les cœurs sensibles ainsi que pour les membres de famille de ces trois mille (3.000) Boyomais, injustement fauchés lors de cet affrontement meurtrier par les canons des armées étrangères précitées. Interrogé à ce sujet, le Chef du quartier Plateau Médical Nestor Mangala Alambisimo, sans placer un mot de plus, s’est tout simplement déclaré très consterné par cette destruction méchante, proche de la barbarie.
ACP
Last edited: 05/04/2007 18:57:36