Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 22/11/2008 17:21 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
Les hydrates de méthane sont dispersés dans les sédiments et ne peuvent être exploités par des forages conventionnels. Les trois dernières décennies du XXème siècle ont vu des découvertes étonnantes sur les fonds océaniques : sources chaudes précipitant des sulfures massifs et soutenant une biomasse impressionnante, communautés chimiotrophes tirant leur énergie d’évents sulfureux, méthaniques ou amoniaques, hydrates de gaz, etc.

Les hydrates de méthane, entre autres, constituent une réserve énorme d’énergie. On peut prévoir sans trop se tromper que l’homme tentera d’exploiter cette réserve. Mais saura-t-il le faire sans dommages pour l’environnement planétaire?

On estime aujourd’hui quelles hydrates de méthane des fonds océaniques contiennent deux fois plus en équivalent carbone que la totalité des gisements de gaz naturel, de pétrole et de charbon connus mondialement. Le long de la seule côte sud-est des USA, une zone de 26.000 kilomètres carrés contient 35 Gt (gigatonnes = milliards de tonnes) de carbone, soit 105 fois la consommation de gaz naturel des USA en 1996!

Une réserve énergétique énorme

A mesure que les réserves conventionnelles d’hydrocarbure s’épuisent, on devra se rabattre sur les réserves dites non conventionnelles, comme les gisements des régions éloignées et d’exploitation onéreuse, les sables bitumineux et peut-être un jour, les hydrates de méthane.

Comme mentionné plus haut, les hydrates de méthane des fonds océaniques constituent une réserve énergétique énorme, mais pour l’instant inaccessible. Cette glace méthanique se trouve, soit dans les interstices du sédiment entre les particules de sable ou d’argile cimentant ces derniers ou sous forme de vésicules dans les sédiments, soit en couches de plusieurs millimètres ou centimètres d’épaisseur parallèles aux strates ou en veines les recoupant.

Les hydrates de méthane sont donc dispersés dans les sédiments et ne peuvent être exploités par des forages conventionnels; il faudrait plutôt penser à une exploitation massive du sédiment à l’aide de dragues comme on le fait par exemple pour nettoyer les chenaux de1, navigation des sables et des boues, ou encore d’un système sophistiqué de pompage du sédiment.

Mais voilà un énorme risque de déstabiliser rapidement les hydrates et de libérer des quantités considérables de méthane dans l’atmosphère, sans compter les accidents probables associés à ce genre d’exploitation. Il n’en demeure pas moins que l’industrie pétrolière salive à la pensée d’avoir peut-être un jour accès à de telles réserves.

Une bombe écologique en puissance

Une déstabilisation massive des hydrates de méthane causée par exemple par une augmentation de 1 ou 2°C de la température des océans, ce qui est tout a fait compatible avec les modèles climatiques actuels, risque de produire une augmentation catastrophique des gaz atmosphériques a effet de serre.

Une telle déstabilisation pourrait aussi causer d’immenses glissements de terrain sous-marins sur le talus continental, entraînant des tsunamis très importants qui affecteraient les populations riveraines…Ce pourrait être là deux des effets catastrophiques du réchauffement climatique actuel causé par une augmentation des gaz atmosphériques a effet de serre. Le méthane est 21 fois plus efficace que le CO2 comme gaz à effet de serre

(Th)


WWW.GGL.ULAVAL.CA/Le Potentiel


Last edited: 03/04/2007 17:02:22

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067