La musique congolaise distille une joie qui ressemble à un certain bien être, mais plus profondément, ses transes dérisoires sont aussi l’expression d’un mal vivre. Une jeune femme musicienne méconnue du public est retenue parmi les vieux routiers.

Une programmation idéale au Centre Wallonie-Bruxelles (CWB) en avril prochain. La musique domine avec quatre productions. Ça va chalouper avec Shungu Wembadio dit « Papa Wemba » et Jean-Goubald Kalala se produiront en la petite salle Brel du CWB. Le premier a la particularité de traverser les générations sans prendre une ride. Rien à dire sur ce monstre sacré de la world musique qui a réussi le tour de force de convaincre et de faire danser toutes les générations. Sa douceur plait. Quand il chante l’amour, c’est avec la peur comme muse. « J’en parle parce que l’on est en train de le perdre, l’amour. L’amour envers Dieu. L’amour du prochain. Je ne suis pas un moraliste, mais l’artiste qui à la chance de pouvoir dire attention aux gens », a-t-il indiqué mercredi dernier, à l’issue du point de presse, marquant les activités du mois d’avril.
Et d’ajouter qu’on a tous besoin à un moment de choses tendres. Voilà ce qui définit sa musique inclassable. Ses mots sont tantôt en français, tantôt en lingala. « Je n’aime pas les brassages, par contre, je m’adresse à l’humain. Peu importe qu’il soit noir ou blanc », souligne-t-il en poétisant : « les notes, les sons, les instruments pour moi des couleurs. Je les utilise au mieux en dépassant les schémas culturels habituels ».
Le roi de la rumba rock a un visage pictural. Un mélange de suavité et d’aspérité, de calme noblesse et d’intranquillité. Cocktail que l’on retrouve dans sa voix, grave, profonde et suave à la fois.
Musique métissée
Il a fait une variété des musiques avec des accents parfois nouveaux. Armé de sa guitare acoustique, Jean-Gouba Kalala a promis à son public un concert très significatif. Le CWB, risque de refuser le monde, au regard du nombre limité des places. Ici, les retardataires n’en prendront qu’à eux-mêmes.

Goubald lui, à sa manière, est en train de réinventer la musique congolaise, a un style fondé sur sa voix chaleureuse et la pureté de sa guitare. Ses textes qui conjuguent sur le même ton rimés et rires communiquant le sentiment d’un vagabondage heureux.
Attention ! Une jeune femme musicienne, méconnue du public, est retenue parmi les vieux routiers. L’apparition de Monique Mbuyi Tenday vendredi 20 avril va certainement soulever l’enthousiasme du public avec se produira mercredi 18 avril 2007.
La musique congolaise distille une joie qui ressemble à un certain bien être, mais plus profondément, ses transes dérisoires sont aussi l’expression d’un mal vivre.
(Ern.) Dieumerci Monga Monduka / Le Potentiel
Last edited: 02/04/2007 19:25:12