Dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires en Rdc, le comité de pilotage de la réforme des entreprises publiques (Copirep), mène plusieurs actions. C’est ainsi qu’il a financé une grande conférence à l’Unikin.

Durant deux jours, les participants membres du corps scientifique et enseignant, ont cogité au tour du thème central : « Stratégies économiques appropriées pour la réalisation des objectifs du millénaire en RDC. Rôle de la compétitivité dans le processus de développement: secteur privé, public et entreprises mixtes ». Après le discours d’ouverture du recteur Bernard Lututala et le mot d’introduction du doyen de la Faculté, il s’en est suivi des séries d’exposés et débats qui ont débouché sur la constitution de trois groupes de travail.
Travaux en trois groupes
Ces trois groupes avaient chacun un thème de travail, à savoir : les problèmes sectoriels, la recherche et le développement institutionnel. A propos du groupe d’examiner le problèmes sectoriels, trois exposés y ont été faits sur la politique de transport (prof. Bohgoy), l’avènement d’un port maritime à Kinshasa (prof. Bruno Mupinganay) et la sécurité alimentaire (prof. Ngindu).
A l’issue des travaux, trois recommandations importantes ont été adoptées. Primo, la RDC est exhortée à adopter une politique des transports, en tenant compte des trois principes (vision, objectifs et pratiques).
Secundo, la Faseg d’engager avec les Facultés de polytechnique et des sciences de l’Unikin à mener une étude de faisabilité de construction d’un port maritime de 200 km à Kinshasa grâce à un plan d’aménagement du fleuve Congo, Tertio, la Faseg s’engage avec la Faculté d’agronomie de l’Unikin pour étudier le passage d’une agriculture pluviométrique à une agriculture irriguée plus performante.
Pour le groupe de travail ayant planché sur la recherche et le développement, cinq exposés ont été présentés. Entre autres, l’économie des catastrophes (prof. Mukendi Mulumba), le processus d’adhésion de la RDC à l’Ohada ( secrétaire exécutif adjoint du Copirep A. Mangala), le plan comptable Ohada arrive (prof. Musenga Tshimpangila), les déterminants et stratégies appropriées pour bâtir la capacité compétitivité du secteur industriel (prof. Robert Mbwinga), les fusions horizontales en RDC (1990 - 2000) (assistant Joël Munkendi),... Plusieurs recommandations ont été formulées.
Entre autres, ce groupe de travail demande à l’Etat de se départir de sa vision embryonnaire pour avoir une vision globale et cohérente sur la recherche et le développement.
L’état est appelé à travailler pour renforcer la véracité des statistiques. Il doit aussi casser le tabou du secret qui empêche la recherche et le développement. L’Etat doit sauvegarder le statut social du chercheur, en finançant la recherche, car la recherche a horreur de la faim ». L’Etat est appelé à motiver les chercheurs. Les participants recommandent, par ailleurs, à l’Etat de reconnaître la liberté dans la recherche.
Pour promouvoir la recherche, les participants ont exhorté l’Etat à oeuvrer pour l’instauration d’une culture des statistiques en RDC.
Traduire le DSCRP en plan opérationnel
Quant au groupe de travail sur le développement institutionnel, il a aussi formulé des recommandations. Entre autres, le gouvernement est appelé à traduire le DSCRP en un plan opérationnel et de mettre en place un programme d’investissement complété par des projets sectoriels mettant l’accent sur l’agriculture et l’industrie.
Le gouvernement est prié de dégager des ressources pour atteindre les objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Il lui est demandé de tenir compte de la spécificité de chaque province pour la production des richesses. Les participants estiment que l’Etat doit renforcer les capacités des parlementaires devant contrôler l’action du gouvernement.
Au terme des travaux, il ressort que cette grande conférence académique a été une occasion d’échange franc, honnête et articulé des idées. La poursuite des OMD (éradiquer la pauvreté, la faim, l’analphabétisme, promouvoir l’égalité des sexes, lutter Contre les maladies et le vih/sida à l’horizon 2015,...) a été un prétexte pour qu’une frange des intellectuels cogite et présente des recettes pour la réalisation de ces OMD. Les débats elles exposés ont été orientés vers l’avenir.
Enfin, la clôture de cette grande conférence a été présidée par le doyen de la Faseg, le prof. Nyembo Kabemba. Celui-ci a promis la publication des exposés et actes de cette conférence dans un rapport attendu au plus tard au mois de juin 2007. En définitive, cette activité a été rendue possible grâce a un appui du Copirep. Et pour cause ?
Au nombre des missions que le gouvernement a confiées à cette agence d’exécution, il y a l’amélioration du climat des investissements. Cela constitue un volet essentiel dans le cadre du projet de compétitivité et développement du secteur privé (PCDSP).
C’est un projet financé par la Banque mondiale à hauteur de 120 millions USD. En mettant en oeuvre ce projet, le gouvernement a voulu formuler de meilleures stratégies, en vue de garantir le succès de la réforme des entreprises publiques et de l’amélioration du climat des affaires
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Didier Munsala Buakasa/L’Observateur
Last edited: 02/04/2007 19:13:06