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Bonjour | 22/11/2008 8:00 | English Make DC Home page | RSS feed

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Dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires en Rdc, le comité de pilotage de la réforme des entreprises publiques (Copirep), mène plusieurs actions. C’est ainsi qu’il a financé une grande conférence à l’Unikin. Durant deux jours, les participants membres du corps scientifique et enseignant, ont cogité au tour du thème central : « Stratégies économiques appro­priées pour la réalisation des ob­jectifs du millénaire en RDC. Rôle de la compétitivité dans le proces­sus de développement: secteur privé, public et entreprises mixtes ». Après le discours d’ouverture du recteur Bernard Lututala et le mot d’introduction du doyen de la Faculté, il s’en est suivi des sé­ries d’exposés et débats qui ont débouché sur la constitution de trois groupes de travail.

Travaux en trois groupes

Ces trois groupes avaient cha­cun un thème de travail, à savoir : les problèmes sectoriels, la recherche et le développement institutionnel. A propos du groupe d’examiner le problèmes sectoriels, trois exposés y ont été faits sur la poli­tique de transport (prof. Bohgoy), l’avènement d’un port maritime à Kinshasa (prof. Bruno Mupinganay) et la sécurité alimentaire (prof. Ngindu).

A l’issue des travaux, trois re­commandations importantes ont été adoptées. Primo, la RDC est exhortée à adopter une politique des transports, en tenant compte des trois principes (vision, objec­tifs et pratiques).

Secundo, la Faseg d’engager avec les Facultés de polytechni­que et des sciences de l’Unikin à mener une étude de faisabilité de construction d’un port maritime de 200 km à Kinshasa grâce à un plan d’aménagement du fleuve Congo, Tertio, la Faseg s’engage avec la Faculté d’agronomie de l’Unikin pour étudier le passage d’une agriculture pluviométrique à une agri­culture irriguée plus performante.

Pour le groupe de travail ayant planché sur la recherche et le dé­veloppement, cinq exposés ont été présentés. Entre autres, l’éco­nomie des catastrophes (prof. Mukendi Mulumba), le processus d’adhésion de la RDC à l’Ohada ( secrétaire exécutif adjoint du Copirep A. Mangala), le plan comptable Ohada arrive (prof. Musenga Tshimpangila), les déterminants et stratégies appro­priées pour bâtir la capacité compétitivité du secteur industriel (prof. Robert Mbwinga), les fusions ho­rizontales en RDC (1990 - 2000) (assistant Joël Munkendi),... Plu­sieurs recommandations ont été formulées.

Entre autres, ce groupe de tra­vail demande à l’Etat de se dépar­tir de sa vision embryonnaire pour avoir une vision globale et cohé­rente sur la recherche et le déve­loppement.

L’état est appelé à tra­vailler pour renforcer la véracité des statistiques. Il doit aussi cas­ser le tabou du secret qui empêche la recherche et le développe­ment. L’Etat doit sauvegarder le statut social du chercheur, en fi­nançant la recherche, car la re­cherche a horreur de la faim ». L’Etat est appelé à motiver les chercheurs. Les participants recommandent, par ailleurs, à l’Etat de reconnaître la liberté dans la recherche.

Pour promouvoir la recherche, les participants ont exhorté l’Etat à oeuvrer pour l’instauration d’une culture des statistiques en RDC.

Traduire le DSCRP en plan opérationnel

Quant au groupe de travail sur le développement institutionnel, il a aussi formulé des recommanda­tions. Entre autres, le gouverne­ment est appelé à traduire le DSCRP en un plan opérationnel et de mettre en place un pro­gramme d’investissement com­plété par des projets sectoriels mettant l’accent sur l’agriculture et l’industrie.

Le gouvernement est prié de dégager des ressources pour at­teindre les objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Il lui est demandé de tenir compte de la spécificité de chaque pro­vince pour la production des ri­chesses. Les participants esti­ment que l’Etat doit renforcer les capacités des parlementaires de­vant contrôler l’action du gouvernement.

Au terme des travaux, il res­sort que cette grande conférence académique a été une occasion d’échange franc, honnête et arti­culé des idées. La poursuite des OMD (éradiquer la pauvreté, la faim, l’analphabétisme, promouvoir l’égalité des sexes, lutter Contre les maladies et le vih/sida à l’horizon 2015,...) a été un prétexte pour qu’une frange des intellec­tuels cogite et présente des recet­tes pour la réalisation de ces OMD. Les débats elles exposés ont été orientés vers l’avenir.

Enfin, la clôture de cette grande conférence a été présidée par le doyen de la Faseg, le prof. Nyembo Kabemba. Celui-ci a promis la publication des exposés et actes de cette conférence dans un rapport attendu au plus tard au mois de juin 2007. En définitive, cette activité a été rendue possi­ble grâce a un appui du Copirep. Et pour cause ?

Au nombre des missions que le gouvernement a confiées à cette agence d’exécution, il y a l’amé­lioration du climat des investisse­ments. Cela constitue un volet essentiel dans le cadre du projet de compétitivité et développement du secteur privé (PCDSP).

C’est un projet financé par la Banque mondiale à hauteur de 120 millions USD. En mettant en oeuvre ce projet, le gouvernement a voulu formuler de meilleures stra­tégies, en vue de garantir le suc­cès de la réforme des entreprises publiques et de l’amélioration du climat des affaires.

Didier Munsala Buakasa/L’Observateur

Last edited: 02/04/2007 19:13:06

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