Selon le gouvernement, il y aurait eu jusque là 60 morts et 74 blessés, mais le bilan est toujours provisoire et controversé. Pour la croix rouge, ces combats ont fait des centaines de blessés et de morts, aussi bien parmi les porteurs d’armes que la population civiles.

Le bilan humain des affrontements de la semaine dernière reste toujours provisoire et controversé. Selon le gouvernement, il y aurait eu, jusque-là, 60 morts et 74 blessés. Parmi les morts et les blessés figurer… des membres de la garde de J. P. Bemba et de la Police coloniale congolaise ainsi que des soldats des FARDC..... et des civils.
De nombreux civils parmi les morts et les blessés
Des sources humanitaires font état d’un bilan beaucoup plus lourd. « Caritas a recensé 79 morts à la morgue de l’Hôpital général de Kinshasa, 20 à l’hôpital de Kintambo, 6 à la clinique Ngaliema et 2 à l’hôpital Saint-Joseph. Elle a également répertorié 148 blessés graves dans ces quatre principaux centres hospitaliers de la capitale », affirme Guy-Main Kamandji, le chargé de communication de cette Ong catholique.
Selon la Croix Rouge, ces combats ont fait « des centaines de blessés et de morts, aussi bien parmi les porteurs d’armes que la population civile ». Le chef de délégation du CICR à Kinshasa, Max Hadorn, ajoute pour sa part que parmi « des dizaines de corps, sans vie, laissés là au bard de la route, il y avait de nombreux civils ».
La situation humanitaire encore préoccupante
Le cri d’alarme vient de tous les hôpitaux. De grandes formations hospitalières aux petits centres médicaux des quartiers, on est débordé par l’afflux des blessés et des morts. « Nous manquons des médicaments appropriés, du matériel nécessaire pour la chirurgie des blessures dues aux balles et surtout du sang pour la perfusion », déclare un infirmier d’un centre médical de la commune de Barumbu, juxtaposant celle de la Gombe où il y a eu des combats.
Le S.O.S. vient plus de la clinique Ngaliema, l’une des plus grandes formations médicales de la capitale congolaise. « Il nous faut un euro-médecin pour des interventions chirurgicales assez complexes. Nous avons une fille de 8 ans qui a une balle dans la tête; une femme qui a une balle dans le ventre et des intestins sont dehors; enfin un homme qui a une balle dans la jambe et qu’on doit malheureusement amputer », affirme le docteur Pascal Ishamala, directeur de l’hôpital.
Pour sa part, le CICR a dépêché samedi un avion, avec à son bord un chirurgien et 1200 kg de fournitures médicales. L’organisation humanitaire a déjà remis ces médicaments pour soigner environ 70 blessés traités à l’Hôpital général de la ville.
Forum des As
Last edited: 02/04/2007 18:38:00