A l’occasion de la clôture du mois de la femme, les membres du projet CASPOF ont débattu sur les questions relatives à l’impunité des violences faites aux femmes.

Les membres du projet de renforcement des Capacités des Structures d’encadrement, de Promotion du secteur privé et des réseaux des Organismes Féminins de la société civile, CASPOF en sigle, ont organisé ce vendredi 30 mars à la Paroisse Notre-Dame de Fatima, une conférence relative à la clôture du mois de la femme.
Les travaux en atelier de cette conférence ont été officiellement ouverts par le Ministre du Plan Olivier Kamitatu. Les débats ont tourné autour des questions relatives à l’impunité des violences faites à la femme. A l’issue de ces assises, des recommandations précises ont été faites au gouvernement grâce auxquelles il disposera de plus de moyens et de plus d’armes pour lutter contre les violences dont les femmes sont victimes.
La présidente du comité de pilotage du projet CASPOF, Madame Dimbo, profitant de cette opportunité, a mis en exergue le fait que l’application des lois contenues dans la Constitution de la Troisième République est l’une des solutions susceptible de réduire sensiblement le nombre des victimes.
Rejoignant l’idée de Madame Dimbo, le Ministre du Plan qui jadis eut l’opportunité de faire partie de ceux qui ont élaboré la nouvelle constitution, a quant à lui, fait remarquer qu’une loi est vaine lorsqu’elle n’est pas mise en application.
C’est ainsi qu’il a ajouté que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour combattre toute forme de violence faite à la femme, et fera tout pour donner à la femme une place de choix à côté de l’homme dans le processus de développement du pays. Au regard des données statistiques alarmantes du Fonds des Nations Unies pour la Population qui estime à 12.000 le nombre des femmes violentées en l’espace de 6 mois, cette situation ramène à dire qu’à chaque heure, dans un coin de la République, une ou plusieurs femmes sont violentées.
Par ailleurs, en ce qui concerne l’origine de la plate-forme CASPOF elle-même, elle est le fruit d’une cause commune réunissant le secteur privé à travers la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), la Coopérative des Petites et Moyennes Entreprises du Congo (COPEMECO) et l’espace femme. Cette coalition a pour but de lutter contre les impunités.
En outre, l’on retiendra que cette conférence a été rendue possible grâce à l’appui financier de la Fondation pour le Renforcement des Capacités en Afrique, ACBF en sigle.
Chrys Muzingu/MMC
Last edited: 30/03/2007 18:44:48