La sculpture congolaise sera présente à la biennale de Cap Town en Afrique du Sud au début du mois d’Avril. Cette rencontre culturelle sera organisée par l’Institut d’arts contemporains de la métropole Sud africaine.
Deux oeuvres sculpturales seront exposées à la biennale de Cap Town en Afrique du Sud au début du mois d’avril. Il s’agit de « Poursuite de l’ombre » et « Woman wife the rest of rebel » du sculpteur Freddy Tsimba. Il a utilisé les douilles de balle comme matériaux pour monter ces deux oeuvres qui conscientisent contre les méfaits de la guerre. L’artiste est également invité au Canada pour une exposition contre la guerre.
La sculpture congolaise sera présente à la biennale de Cape Town en Afrique du Sud, au début du mois d’avril. L’artiste Freddy Tsimba exposera à cet effet deux de ses nombreuses oeuvres. Il s’agit de « Poursuite de l’ombre » et « Woman wife the rest of rebel », selon l’hebdomadaire « Le Galon » qui s’est entretenu avec l’artiste.
Cette rencontre culturelle sera organisée par l’Institut d’art contemporain de la métropole sud-africaine. Outre l’Afrique du Sud, Freddy Tsimba se rendra également à Maputo au Mozambique pour une autre biennale. Le sculpteur est par ailleurs invité au Canada au mois de mai prochain pour une campagne de sensibilisation et de conscientisation sur les méfaits de la guerre. Cette activité est organisée par les gestionnaires d’un château qui date du 18ème siècle et engagées dans la préservation de l’environnement. L’artiste compte exposer l’œuvre qui a remporté le prix de la Francophonie à la biennale de la ville canadienne de Moncton.
Les deux oeuvres « Poursuite de l’ombre » et « Woman wife the rest of rebel » font partie d’une nouvelle série d’œuvres que l’artiste réalise en ce moment pour une exposition de grande envergure. En effet, Freddy Tsimba travaille sur une dizaine d’oeuvres qu’il a baptisées « Silhouettes effacées ou corps mutilés ». Ce sont des corps de femmes enceintes, amputées de têtes et d’autres membres, qu’il a montés avec des douilles de balles. Les représentations sont pathétiques, car ses femmes portent des marques, des trous comme impact de balles. « Les trous sont représentatifs de la femme pendant la guerre. Elle fuit avec son bébé dans le ventre et accepte résignée de mourir à côté de ses enfants », dit l’artiste.
Pour l’artiste, ces oeuvres s’inscrivent dans la conscientisation sur les méfaits de la guerre. En effet, les restes de munitions qui ont été utilisées pour tuer servent de matériaux pour le travail artistique. Freddy Tsimba n’utilise ici que l’image de la femme qu’il considère comme 1’image de la vie. Car, enceinte, elle porte le bébé dans son sein pendant 9 mois.
« Lorsqu’une balle traverse mortellement une femme, ce sont des générations qui sont tuées ». Sculpteur atypique et créatif, Freddy Tsimba monte ses oeuvres depuis des années dans son atelier situé au quartier Matonge, dans la commune de Kalamu.
M.E./Le Potentiel
Last edited: 28/03/2007 15:10:50