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Pendant la grossesse, le métabolisme des glucides est profondément modifié. La consommation de calcium protège la femme enceinte du risque d’hypertension artérielle et de graves complications, les crises d’éclampsie. L’alimentation reste très importante pendant la grossesse. Il est alors indispensable d’éviter les carences. Pour aider le bébé à se construire, Jeff Kamwena, médecin, parle de bonnes pratiques à observer durant cette période.

Selon le docteur Kamwena, pendant la grossesse, le choix des aliments est essentiel. Il précise que les besoins de la mère varient. Ce qui est bénéfique. Cela permet, ajoute-t-il, un bon déroulement de la grossesse et un développement normal de l’enfant.

« Ne pas manger pour deux mais manger deux fois mieux », conseille-t-il, avant d’indiquer quelques habitudes à prendre. Il parle d’abord de l’adoption d’un rythme alimentaire très régulier. L’idéal, précise l’homme à la blouse blanche, est de prendre chaque jour trois repas égaux sur le plan énergétique. Il estime important le respect de l’équilibre alimentaire. Il insiste, cependant, sur les apports en glucides, en fer et en calcium. « Prenez régulièrement les suppléments nutritionnels qui vous sont prescrits (vitamine D, fer…) mais ne prenez pas n’importe quelle polyvitamine sans consulter votre médecin », insiste-t-il.

L’énergie

« Le « coût énergétique » d’une grossesse correspond à un supplément de 150 kcal par jour pendant le 1er trimestre et de 350 kcal lors des 2ème et 3ème trimestres », explique-t-il. Il souligne qu’il est aussi question de la corpulence, du niveau d’activité pendant la grossesse et d’autres facteurs individuels. Il attire l’attention des femmes enceintes : « Si votre ration énergétique est inférieure à 1500 kcal par jour pendant la seconde moitié de la grossesse, il peut y avoir de répercussions sur la croissance du fœtus ».

Malheureusement, chez nous des femmes congolaises n’ont pas une alimentation convenable pendant leur grossesse. Il est donc nécessaire d’envisager des suppléments énergétiques. Il fait allusion à la viande qui permet la fabrication du muscle. « Les apports en protéines doivent être de 70g par jour chez la femme enceinte. Les apports alimentaires les dépassent largement, sauf chez des femmes appartenant à des groupes « à risque » : milieux défavorisés, régimes particuliers (végétalisme)… Il faut alors combiner protéines animales et végétales », fait-il savoir.

Les sucres

Pendant la grossesse, le métabolisme des glucides est profondément modifié. Le glucose, signale le médecin, est très important pour les tissus foetaux. Il suggère qu’on privilégie les sucres lents (féculents par exemple) et bien répartir les glucides au cours des repas de la journée. Le petit déjeuner, notamment, doit comporter des glucides lents : les risques d’hypoglycémie sont très importants après le jeune nocturne. Un petit déjeuner glucidique doit apporter 40 à 50 g de glucides lents. Ce qui représente l’équivalent de 80 g de pain ou 6 biscottes ou encore 60 g de céréales.

Calcium et vitamines

Les lipides sont importants, surtout pour les nerfs, souligne-t-il. Ils contribuent aux apports énergétiques. « Il faut veiller à leur contenu en acides gras essentiels, indispensables au nouveau-né de manière générale, et à un bon développement des tissus nerveux en particulier », soulignant la nécessité de la prise du calcium. Les besoins en calcium, selon lui, augmentent d’environ 1200 mg par jour. La consommation de calcium protège la femme enceinte du risque d’hypertension artérielle et de ses graves complications, les crises d’éclampsie. Il enrichit en calcium le lait maternel à venir. Il aurait même un rôle dans la prévention du risque de dépression du post-partum.

Les besoins en vitamines sont tous accrus pendant la grossesse. Les besoins en vitamines A, B et C sont facilement couverts par une alimentation suffisamment diversifiée. La couverture de besoins en acide folique (vitamine B9) pose un problème, beaucoup de femmes montrant un taux bas dès le début de la grossesse. La carence en acide folique augmente le risque de prématurité et de retard de croissance foetale. Elle peut entraîner de graves malformations affectant le système nerveux chez certaines femmes prédisposées. Le médecin conseille à toutes les femmes d’augmenter les apports alimentaires en acide folique, la supplémentation étant indiquée chez les groupes à risque.

La carence en vitamine D, fréquente en fin de grossesse, favorise les hypocalcémies néonatales.

(Yes)

Nadine Kavira/Le Potentiel

Last edited: 27/03/2007 16:44:57

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