Pour une fois de plus, le tambour a résonné le passé africain au Centre culturel français (CCF). La troupe de percussions « Tuta Ngoma »  a joué vendredi dernier son spectacle Rythmes et Mélanges. Il s’agit d’un spectacle très diversifié avec mélange de rythmes Kongo, luba, mongo, ngala, yanzi, mbala, shi, etc.

Il permet à l’art de tam­bour et des percussions de trouver de nouvelles variations. La production a commencé avec la chanson « Mbalumuna » qui est un mélange du folk et du mo­derne, avec l’implication des gui­tares. « Nzadi », la deuxième chanson a été introduite avec le xylophone du virtuose Debs Bukaka. Le chant ngala est in­tervenu avec la chanson « Mana », chanson très rythmée avec tambour, bouteille et autres percussions. Le folk luba a été suivi d’une merveilleuse expres­sion gestuelle des artistes. Une autre chanson au rythme tambou­riné à la bouche a été suivie par le chant mongo « Losako mimbo lotosi » au xylophone.

La chanson mbuza jouée par le groupe La sanza a occasionné de cris de joie. Elle a été jointe par la complainte « Mama eh » en lingala. La sonorisation moderne est intervenue à la fin du spectacle avec  le chant de Basunga dans la chanson « Lenga-lenga » un rythme for­tement cadencé.

Selon M. Basunga, le spectacle « Rythmes et Mélanges » désigne l’assemblage en une grande famille des expressions musicales traditionnelles congolaises, soutenues par les guitares modernes, pour enfin former un nouveau genre musi­cal. Cela pour établir ce que le musicologue camerounais Fran­cis Bebey appelle « Le tambour source de la World Music ».

Dans les spectacles Tuta Ngoma, poursuivra-t-il, le tam­bour africain se révèle comme un support d’affirmation culturelle à travers le monde. Dans la scène, il y a la danse et l’animation. Les artistes de Tuta Ngoma allient les différentes méthodes acquises au cours de leur carrière techniques artistiques, traditions africaines, dont les cris qui possèdent une signification très importante, en conscience de soi, confiance de soi, imitation des dieux et à l’encouragement à la danse.

La soirée a bénéficié de la participation de Basunga, Derry Matundu et André Mbongo et du groupe de danse la Salsa.

(Ern.)

Jeannot Ne Nzau Diop/Le Potentiel