Le Copirep et un cabinet international viennent de doter le centre national d’arbitrage d’une quarantaine d’arbitre qui auront pour rôle de trancher les contentieux des conflit né de l’exercice des affaires.
La République démocratique du Congo vient de faire un bond significatif dans la mise en œuvre des tentatives d’assainissement du climat des affaires en se dotant de ses premiers arbitres, ceux devant notamment trancher tous les litiges soumis à la sanction du Centre national d’arbitrage, de conciliation et de médiation (Cenacom). La cérémonie de remise officielle des certificats sanctionnant la formation de la première génération d’arbitres du Cenacom – une quarantaine au total - a été présidée vendredi 16 mars dernier au Grand Hôtel Kinshasa par le ministre de la Justice et Garde des sceaux, Georges Minsay.
Cette cérémonie marque donc le début d’une nouvelle ère dans les stratégies pilotées par le Comité de pilotage de la réforme des entreprises publiques (Coprep) en vue de garantir un bon exercice des affaires en RDC. Le Cenacom qui se veut différent de juridictions traditionnelles, s’est fixé pour ambition d’aider les opérateurs économiques affilés dans diverses organisations patronales congolaises, à l’instar de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), de collaborer avec une juridiction appropriée en cas de tout conflit né de l’exercice des affaires.
C’est déjà le 8 mars 2007 qu’a été officiellement inauguré au sein de la FEC le Centre national d’arbitrage, de conciliation et de médiation. Pour marquer sa ferme adhésion à cette initiative, le gouvernement avait délégué à l’Occasion deux de ses membres, en l’occurrence le ministre de la Justice et celui de l’Economie nationale, Joël Sylvain Bifwila.
S’exprimant à ce propos, le ministre de la Justice a loué le sens de cette initiative, espérant qu’avec la création de ce centre, les différents antagonistes sauront éviter de longues procédures judiciaires qui coûtent énormément en termes d’argent et de temps. Il n’a pas manqué d’inviter les affiliés de la FEC au respect des engagements souscrits en se soumettant aux procédures prévues dans le cadre du fonctionnement du Cenacom.
De son côté, Albert Yuma, président de la FEC, a promis de tout mettre en œuvre pour garantir le bon fonctionnement de la FEC, saisissant l’occasion lui offerte pour solliciter le soutien des organismes internationaux tels que la Banque mondiale et le Bureau international du travail en vue de doter le Cenacom des moyens adéquats pour mieux jouer son rôle dans le monde des affaires.
A suivre…Faustin K./Le Potentiel
Last edited: 21/03/2007 18:09:05