Selon le docteur Duduine, président du conseil Urbain de l’ordre de médecins, ces faux médicaments sont à la base de cas d’insuffisance rénal à Kinshasa.
Les médecins s’engagent à la lutte contre des médicaments douteux. La tribune de la 22ème journée déontologique de Kinshasa a planché entre autres sur des problèmes d’actualité de l’heure portant particulièrement sur les activités émergentes avec les médecines parallèles et l’existence sur le marché des faux médicaments.
D’après le Docteur Duduline, Président du Conseil Urbain de l’Ordre des médecins, ces faux médicaments sont à la base de cas d’insuffisance rénale à Kinshasa. De. cette réalité menaçant la santé publique, s’ajoute la dégradation du système sanitaire. Plusieurs cas d’insuffisance rénale ont été enregistrés dernièrement au niveau de clinique universitaire de Kinshasa. Tous ces malades auraient consommés de produits chinois et d’autres produits… Cette information nous
le tenons de source médicale. Face à l’ampleur de cette situation préoccupante au niveau de la santé publique, les médecins se cette question de faux médicaments et de médecine parallèle à l’issue de la 22ème journée déontologique de Kinshasa. Cette rencontre s’est tenue samedi dernier au Grand Hôtel Kinshasa. Il a été constaté entre autres par des médecins à l’issue de ces, travaux l’engouement dans la population vers la médecine traditionnelle et étrangère avec consommation de plantes médicinales qui n’est pas sans risque. Mais également dans le même registre sur le marché, l’existence de médicaments interdits, périmés, altérés sous doses.
A ce sujet, le Docteur Duduline, Président du Conseil Urbain de l’Ordre des médecins, a averti en substance la population sur les risques de la consommation de ces médicaments douteux, ce dernier temps, explique-t-il, les faux médicaments circulent à travers le monde et n’épargnent pas du reste la République démocratique Congo. « A ce jour, beaucoup de gens ne comprennent pas que le médicament est un poison, ne serait-ce que son dosage, ne serait-ce que sa date de péremption, tout cela contribue à l’efficacité du médicament. Donc si on ne veille pas à toutes ces données. Je crois, le médicament devient un poison. En ce moment là, la médicament peut causer du tort au patient comme nous avons eu le cas de mort d’hommes », a renchéri l’orateur.
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Face à l’émergence constatée de la médecine traditionnelle aux côtés de la médecine chinoise et moderne, le Docteur Duduline estime que l’heure est à la régulation de celle ci au niveau des institutions étatiques. « Comme la médicine traditionnelle n’est pas encore codifiée, systématisée comme chez les chinois.
Nous, notre souci se serait que le législateur arrive a prendre loi pour organiser un peu cette médecine. Cela nous fera énormément du bien à la population », a expliqué Docteur Duduline. Dans le même , registre, le pharmacien Ntondele a plaidé aussi pour la régulation de la médicine traditionnelle Congolaise. A ce jour, soutient l’orateur, les tradi praticiens ont déjà mis sur pied une politique nationale de médecine traditionnelle.
Pour l’orateur, comme le Parlement est mis en place. Ce texte sera mis à la disposition des parlementaires en vue de voter une 101 à la matière. Quant à l’émergence de la médecine chinoise, l’orateur estime qu’il faut voir le bon côté; c’est une médecine de très longue date s’il y a des aléas sur certains produits, il faut s’y pencher pour examiner ces cas. Pour conclure le débat, le Docteur Duduline avance: « nous ne disons pas qua les produits chinois sont mauvais, mais il y a de mauvais produits chinois qui rentrent dans le cadre de faux médicaments...
(Ern.)
Saint H. M’B/Uhuru
Last edited: 17/03/2007 14:57:17