L’affaire Kahemba, le désarmement des gardes de JP Bemba et Ruberwa, l’incendie du home des filles à l’Unikin etc sont autant des sujets qui occupent une place de choix dans les colonnes des journaux parus ce vendredi.

«
Kamerhe ignore le rapport des députés du Kwango », titre à la Une FORUM DES AS qui s’intéresse à l’ouverture hier jeudi de la toute première session ordinaire de la 1ère législature de la 3ème République.
Le confrère rapporte, en effet, que le président de la chambre basse du parlement , Vital Kamerhe, a relevé les matières qui seront examinées au cours de cette session, notamment le règlement intérieur du congrès, la constitution des commissions permanentes, la validation des mandats.
S’agissant de la situation qui prévaut à Kahemba, le président de l’Assemblée nationale a annoncé la mise en place d’une commission parlementaire qui descendra sur le lieu en vue de ramener des informations fiables.
Sous le titre : «
Kahemba : les députés disent non au flou », LA PROSPERITE note que Vital Kamerhe a encouragé la rencontre mixte organisée à Kinshasa entre les délégations congolaises et angolaises.
Au-delà de ces tractations, il a promis de dépêcher dans les tout prochains jours une commission d’enquête assistée des experts en la matière en vue de ramener des éléments fiables pouvant permettre à la chambre basse d’adopter des résolutions responsables dans l’intérêt des populations respectives.
En attendant, le président de l’Assemblée nationale a demandé aux députés de s’abstenir des déclarations incendiaires.
LE PALMARES consacre sa manchette au désarmement des gardes de JP Bemba et Ruberwa en mettant en évidence de pressions exercées sur J. Kabila et le chairman du Mlc.
Ce journal rapporte que le ministre de la Défense a indiqué qu’il n’existe pas un plan d’attaque visant à déloger les soldats des anciens vice-présidents appelés à réintégrer les rangs de l’armée régulière.
Le Mlc, pour sa part, s’en tient aux accords signés avec l’Amp. Citant Thomas Luhaka, le confrère rapporte qu’il y a eu un accord le 29 octobre entre les candidats du 2ème tour de la présidentielle qui garantissait au perdant de l’élection une sécurité minimum.
Selon ce journal, les gardes armés de Bemba sont estimés à 250 sans compter des éléments disséminés dans les quartiers périphériques de Kinshasa et à environ 120 pour Ruberwa.
« Militaires de la garde de JP Bemba :
" plaidoyer pour le respect de l’accord conclu ", titre à la Une LA REFERENCE PLUS qui consacre également sa manchette à cette affaire de l’affectation de la garde de deux anciens vice-présidents au sein des Fardc.
La consœur rapporte les propos d’un officier de la garde de Bemba, qui s’exprimant sur Radiookapi.net a laissé entendre que les militaires de la Rdc appartiennent tous à une seule armée régulière.
Par conséquent, ils ne peuvent pas s’opposer à un ordre de la hiérarchie. Toutefois, pour cet officier les accords conclus entre le Mlc et l’Amp avant le second tour de l’élection présidentielle doivent aboutir.
Cela pourrait couvrir les militaires partout où ils seraient déployés.
LE POTENTIEL est d’avis que la «
Loi sur l’opposition politique : (est) une urgence ».
Le confrère note que le spectre des affrontements entre la garde rapprochée de l’ancien vice-président JP Bemba et les éléments des Fardc a refait surface.
Il a plané au-dessus de la capitale, faisant resurgir dans les esprits des populations de Kinshasa le scénario macabre d’août et octobre 2006.
Le journal de Modeste Mutinga soutien que l’adoption de la loi sur l’opposition politique a l’avantage de décrisper la tension en vue de démilitariser la ville de Kinshasa afin d’accélérer le processus de l’intégration de l’armée.
Une façon de tourner définitivement la page de la transition pour qu’il y ait plus des «
va-t-en guerre ».
L’AVENIR planche sur l’incendie qui a ravagé le home des filles à l’Unikin et révèle les dessous de table du sinistre.
Selon ce journal, la rumeur qui a circulé quelques minutes avant ce sinistre, faisant état de la présence inamicale des étudiants de l’Ista laisse supposer une origine criminelle qu’une enquête pourra déterminer.
Cet incident, estime ce journal, montre que les politiciens qui ont été éliminés de la course au pouvoir lors de la compétition électorale sont en train de faire diversion pour tenter de reprendre la main.
T.N/MMC
Last edited: 16/03/2007 10:34:39