La découverte d’un jeune homme tué mystérieusement près de Masimanimba au Bandundu a poussé ses collègues à des représailles contre des suspects de la tribu Tetela tel l’administrateur du territoire dont la résidence a été saccagée.

Située à 388 km de Kinshasa du territoire portant le même nom, a connu un week-end d’émeute. Des centaines de jeunes ont manifesté, bâtons à la main, contre la communauté (anamongo) teteta soupçonnée d’être l’auteur du meurtre d’un homme dont le corps a été retrouvé vers la localité de Mikambo, à 7 km de Masi-Manimba sur la route de Kikwit. Des jeunes ont saccagé la maison de passage du territoire, la porcherie et la résidence officielle de l’administrateur du territoire demandant aussi le départ de ce dernier.
Pour ces jeunes, l’administrateur du territoire qui est aussi de la communauté tetela, couvrirait les fautes de ses frères de la communauté et ne voudrait pas faire la lumière sur les circonstances de ce décès. Se sentant très menacé, l’administrateur du territoire, Désiré Shomba Ya Shomba, a dû informer sa hiérarchie qui a aussitôt dépêché une équipe de bataillon mobile de la police nuit à Masi-Manimba. A la vue des policiers venus de Kikwit, beaucoup de jeunes se sont jetés dans la forêt voisine pour échapper à la mission d’enquête de la police ou... à l’arrestation. D’après toutes les sources, quelques jeunes ont été arrêtés mais d’autres continuent encore à vivre dans la clandestinité.
Interrogé par « Le Soft internationale », l’administrateur Désiré Shomba Ya Shomba, donne sa version des faits : « il y a environ deux semaines, le corps d’un homme a été retrouvé sans vie entre la localité de Yama et celle de Mikambo sur la route de Kikwit. Ce corps n’a été réclamé ni reconnu par aucune famille. Comme il s’agit de mort d’homme, l’enquête était en cours pour déterminer les circonstances de la mort et la provenance de cet homme.
Mais seulement, il y a eu des problèmes entre le chef de service de l’ANR et son adjoint. En tant que première autorité du territoire, nous avons demandé à la hiérarchie de les séparer et c’est ce qui fut fait. Mécontent de la décision, le chef de l’ANR a voulu faire une récupération de la situation de décès pour discréditer les autorités que nous sommes. « Au stade actuel de l’enquête, rien ne permet de dire qu’il y a une main invisible derrière ces événements », a déclaré le major Mboma Badibadi qui conduit l’équipe de bataillon mobile de la police. Informés de la situation, les députés nationaux originaires de Masi-Manimba se sont retrouvés en réunion de crise sous la présidence de l’Hon. Tryphon Kin-kiey Mulumba et ont souhaité qu’une enquête soit diligentée en vue d’établir les responsabilités.
« S’il y a quelqu’un qui a tué à Masi-Manimba, il doit être puni de même que ceux qui sont à la base du désordre. Pour cela, il faut que la justice fasse son travail tout en demandant que pareille situation n’arrive plus à Masi que nous souhaitons un oasis de paix, a déclaré l’Hon. Kin-Kiey qui projette, avec ses collègues de la circonscription, une descente dans le pays.
(Ern.)Achille Katika / Le Soft International
Last edited: 14/03/2007 18:29:50