Bon nombre de chansons contiennent de l’injure, des aversion, des imputations calomnieuses ou dommageables. Avec le nouveau ministre de la Culture et des Arts, les artistes doivent s’en tenir à la loi.
Ainsi que nous écrivions dans notre précédente édition, les musiciens congolais ont une bouche qui ne vomit que des insanités. Ils ont aussi l’oreille dure et sont incorrigibles. Ils ne s’imaginent que des clips présentant toujours des danseuses à moitié vêtues pour être appréciées. Les musiciens ne sont pas les seuls à présenter en public des oeuvres qui choquent des consciences pures. Les comédiens du théâtre populaire et les chorégraphes exhibent également des spectacles obscènes.
A l’instar de ses prédécesseurs, le nouveau ministre de la culture et des Arts Marcel Malenso Ndodila est lui aussi choqué par la persistance des pratiques obscènes dans les productions musicales et autres pièces de théâtre. Le nouveau patron de la culture qui place son mandat sous le signe de changement de mentalité entend mettre définitivement fin à la récréation qui n’a trop que duré dans ce domaine. Cette prise de position constitue déjà une menace à peine voilée. il y a de quoi s’attendre aux sanctions à l’endroit des artistes qui enfreindraient la loi.
Ici aussi, il faudra que La Commission Nationale de Censure se prononce sur la conformité aux bonnes mœurs et à l’ordre public de chansons diffusées et des spectacles offerts au public. II faut entendre par ordre public, la tranquillité publique c’est-à-dire pas de chanson qui incite à la désobéissance civile ou au mépris envers l’autorité publique. Par bonnes mœurs, l’on entend dire par là les attitudes ou gestes susceptibles qui ne blessent pas la pudeur. Ce qui n’est pas le cas dans les spectacles actuels. L’on est parfois écœuré de regarder une scène à la télé d’une femme couchée ayant les jambes écartées, le port de tenues légères, exhibition de la nudité, cache sexe visible, seins nus, etc.
Bien plus, bon nombre de chansons contiennent des injures, des imputations calomnieuses ou dommageables. L’opinion se rappellera que l’ancien ministre de la Culture et des Arts Christophe Muzungu, avait en son temps menacé de traduire en justice certains artistes qui avaient présenté des spectacles obscènes à la Fikin.
Avec le nouveau ministre de la Culture et des Arts, les artistes doivent s’en tenir à la loi. Car, des sources proches de ce ministère, il nous revient que bientôt il va passer aux sanctions. Mais bien avant qu’il n’agisse, il s’adressera d’abord aux créateurs, producteurs des spectacles et autres chaînes de télévision qui diffusent ces productions artistiques, renchérit notre source. L’opinion publique attend que le ministre de la Culture et des Arts pousse jusqu’au bout sa logique. Car, ne pas voir le problème dans son ensemble, c’est faire la parade. Encore faudra-t-il qu’il ait les moyens de sa politique.
Eugide abalawi/Le Potentiel
Last edited: 14/03/2007 12:42:27