L’ancien ministre de la Recherche scientifique, Me Gérard Kamanda wa Kamanda, a rejeté en bloc, dimanche à Kinshasa, les accusations « fantaisistes » de son successeur, Sylvanus Mushi Bonane, au sujet de la prétendue vente d’une quantité importante d’uranium ».

Nous ne sommes mêlé ni de près, ni de loin à une quelconque vente d’uranium ou d’une substance radioactive », a déclaré à l’APA Kamanda wa Kamanda, soulignant qu’il n’est « au courant d’aucune transaction de ce genre ». « Nous ne savons pas quel uranium a été vendu, à qui, quand et par qui ? », s’est interrogé Me Kamanda wa Kamanda qui a invité le nouveau ministre de la Recherche scientifique à consulter l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) chargée de surveiller ce genre de trafic sur l’ensemble de la planète, de veiller à la non prolifération nucléaire et qui est outillée pour ce faire ».
Il a jugé nécessaire que soit entendu M. Musi Bonane « pour qu’il donne preuves des ventes d’uranium qu’il détiendrait ». Le ministre Bonane a mis en cause, dans une déclaration l’ancien ministre de la Recherche scientifique et celui de Mines qui, selon lui, auraient encouragé les responsables du Crenk-K dans leur entreprise. Me kamanda a balayé d’un revers de la main les accusations « gratuites » de son successeur sur la vente d’uranium.
Selon un rapport confidentiel de l’AIEA, les barres de combustibles usées en provenance des Etats-Unis d’Amérique, qui ont servi au fonctionnement du réacteur nucléaire de recherche, « sont identifiées et gardées au Centre régional d’études nucléaires de Kinshasa (Cren-K) et leur nombre est connu de ceux qui doivent le savoir ».
Les barres de combustibles non utilisées, obtenues des institutions compétentes des Etats-Unis d’Amérique sont conservées et leur nombre est connu tant des utilisateurs que de ceux qui les avaient fournies », précise le rapport de l’AIEA.
Le ministre sortant de la Recherche scientifique a également fait état dans sa réaction, du matériel radioactif saisi en Tanzanie par ceux qui ont bénéficié des confidences des autorités tanzaniennes et qui sont bien placés pour savoir d’où il provenait et qui étaient les auteurs de la transaction.

Kamanda wa Kamanda a déploré «le manque de sérieux, de professionnalisme et d’expertise du ministre Mushi Bonane qu’il a accusé de n’avoir même pas pris « le temps ni la peine d’approfondir les dossiers de son ministère » et d’avoir occasionné l’interpellation et l’arrestation du Fortunat Lumu, Commissaire Général à l’Energie Atomique, pour raisons d’enquête.
Ce dernier a été nommé par le chef de l’Etat étant donné qu’il « rend des services importants dans sa profession » et qu’il est un haut cadre scientifique du pays respecté par le monde nucléaire, africain et non africain, y compris l’Agence Internationale de l’Energie Atomique », a-t-il dit.
Pour Me Kamanda, le Commissariat Général à l’Energie Atomique n’a pas commis un crime de signer un protocole d’accord ou de partenariat avec la société Brintley Africa dans la constitution des entreprises non fictives Socimar et Brintley Exploration. Selon lui, les prétentions du ministre Mushi Bonane, en matière de vente d’uranium, « relèvent davantage de son imagination personnelle et constituent, sous d’autres cieux « une atteinte à la sécurité de l’Etat » parce qu’il cherche à véhiculer sans fondements, une image négative de la République démocratique du Congo (RDC), en vue de décourager et d’éloigner des hommes de bonne volonté prêts à contribuer à son équipement et surtout des investisseurs potentiels.
(Th)
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Last edited: 13/03/2007 14:34:03